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E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2) 利用統計を見る

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義》(その2)

著者名(日)

小林 幸一郎

雑誌名

東洋大学社会学部紀要

38

3

ページ

79-111

発行年

2001-03

URL

http://id.nii.ac.jp/1060/00002254/

Creative Commons : 表示 - 非営利 - 改変禁止

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/deed.ja

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E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎

E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける

《哲学講義》(その2)

《Cours de Philosophie》prononce au Lycee de Sens(n.2)

    小林幸一郎

Koichiro KOBAYASHI

  Voici quelques documents sur le《Cours de philosophie》pronon6e par

E.Durkheim au lyc6e de Sens en 1883~84. Il consiste en cing parties, c’est-a-dire Notions pr61iminaires, Psychologie, Logique, Morale et M6taphysique. Il y a des chapitres sur la conscience et la raison dans le cours sur rintelligence. Concernant b la raison, il est trbs important de concevoir son id6e sur 1’empirime,1’6volutionnisme(H. Spencer)et 1’id6alisme Kantion.(continuaut)

はしがき

  本論文は前回に続いて(註1)、E.デュルケムがリセ・ド・サンスにおいて1883年から1884年

にかけて行った《哲学講義(Cours de Philosophie)》の内容をできるだけ再現する形で記述する

ことを目的としている。これがリセの哲学講義であるという制約条件を考慮に入れれば、彼の哲学

的実践と社会科学的思考へのオリエンテーションなどを明らかにすることができよう。知性

intelligenceを認識能力として把え、外的知覚と意識(内的現象をわれわれに認識させる能力)とが

経験exp6rienceを形成する。しかしながら経験の必然的判断には理性raisonが不可欠である。理性

および時間、空間、原因、実体などの詳細な検討を行う。さらに、彼は経験論、進化論(特にH.

スペンサー)、カントの観念論へと論を展開させていく。この理性論はデュルケムの思想形成を辿る

うえで重要な部分を占めると思われる。

  ジャンル超え新鮮な音を サックスの平野公崇がライブ こんな活字が体にとびこんできた。

(朝日新聞夕刊2001年2月15日)《サックスはクラシックでのレパートリーが限られる。……「ク

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ラシックには構造を読み解き、水面下に眠っている何かを揺り起こす面白さがある」かといって、

ジャズを遠ざけてきたわけではない。……方向性を定める羅針盤となるのは「コンテンポラリー

(同時代)感覚だ」……「楽譜通りに吹いていても、すべてが生まれ落ちたばかりの音楽のように聞

かせたい。その場その場の必然で音が紡がれ、プレーヤーも観客も解放されていく一そんなライ

ブを目指します。」》   この頃は、いろいろな実践場を考えることが多い。もちろん社会学的にではあるが。大学における

研究・教育の場、地域のおける高齢者のつどう場、思想(家)、建築、絵画、彫刻、音楽などと出会

う場、人が交わり関係する場。場とは何だろうか。場における自己とは……。

rv知性f一意識一意識の諸条件

[A]意識の諸条件

  La conscience est la facult6 ui nous fait connaitre les h6nombnes int6rieurs Examinons……quelles sont les conditions de la perception int6rieure.    Il faut d’abord qa’il se produise une modification du moi. Tout ph6nombne de coscience est une connaissance. Pour qu’il y ait connaissance, il faut qu’il y ait gU991 Ue chose a connaitre. Ce quelque chose est la modification s chi ue. C’est la 1’φlet de la connaissance par la conscience. C’est ce qui correspond a la premibre condition de la perception ext6rieure.    Il faut en outre ILn_典de cette co皿aissance. Ce sujet est le moi. La seconde condition de la perception int6亘eure sera donc 1’intervention du moi, car le moi seul

connait. Nous retrouvons donc dans la conscience toutes les conditions de la

perception ext6rieure, sauf la n6c6ssit6 d’un sens servant d’interm6diaire entre 1’objet etles可et.

[B]すべての心的現象はこれらの条件を充足するのか。無意識の理論とは?

  On a dit que certains de nos ph6nomenes int6rieures ne pr6sentaient pas toutes les conditions requises et ne pouvaient des lors etre observ6s par la conscience. Leibniz le premier a attir6 sur ce point l’attention des philosophes. Le monde int6rieur se composait selon lui de perceptions et d’aperceptions.Les derniers de ces ph6nomenes avaient seul le privilbge d’etre pleinment conscients. Cette id6e(p.54)de Leibniz a fait

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E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎 fortune. Une doctrine entibre s’est form6e de nos jours en 1’ayant par base. Les deux

c61ibres repr6sentants en sont Scho enhauer:Le monde comme volont6 et

一et Hartmann:hiloso hie de 1’inconscient.

  11 ya en effet dans le monde int6rieur des ph6nombnes cit6s de tout temps par les partisans de la th60rie de l’inconscient, qui sont l’o句et d’une conscience tr6s faible ou nulle. En voici quelques examples.    En se promenant sur le bord de la mer, on n’entend pas les bruits 616mentaires fbm6s par les[choses】de chaque mo16culle d’eau contre les autres ou contre la plage. Nous n’entendons que le bruit total. Mais pour que ce r6sultat se produise, il faut que le moi ait subi une modification. Cette modification est la somme des modi丘cation

616mentaires. Ces modifications 616mentaires se produisent donc et nous ne les

percevons pas. Voila un premier ph6nomさne psychique inconscient.   Sous l’inf【uence de 1’habitude, certains ph6nomenes d’abord conscients, deviennent inconscients. Il en est ainsi, par example, des mouvements nerveux qu’on appelle des tics.Le meunier n’entend plus le bruit de son moulin. Si le bruit cesse, il s’en aprgoit, preuve qu’il percevait le bruit sans en avoir conscience.   Une grande passion peut produire le meme r6sultat. Un soldat bless6, au milieu du combat, ne sent sa blessure que la bataille une fbis termin6e. La douleur s’est pourtant produite[a6t6]pergue, mais inconscienment. Si l’on est la proie d’une id6e 丘xe on voit les o切ets plac6s devant les yeux, mais on n’a pas conscience de cette perception. Et sa preuve qu’elle a ce pendant r6ellement[1ieu][c’est que si】un mouvement vient b se produire, on s’en apergoit imm6diatement et l’on a alors conscience de cette perception.    En outre, il arrive qu’ayant donn6 a notre r6flxion une impulsion consciente, ce mouvement de l’intelligence continue inconsciemment. On cherche une citation qu’on retrouve pas. On cesse d’y songer. Au bout de quelque temps elle se repr6sente comme d’elle meme b l’esp亘t. Il y a donc en travail inconscient. Il se produit la meme chose pour la solution d’un problbme que 1’on ne peut trouver.    Eduard de Hartmann a sypt6matis6 tous les faits qui 6tablissent l’existence de ph6nomenes inconscients. Il a mont6 que Ia m6moire supPosait l’inconscience, car la

modif]cation psychique qui devient consciente au moment du souvenir existait

inconsciemment auparavant. Il a fait voir que l’instinct[sem orgne]aussi

manifestement de l’existence de ph6nombnes inconscients. En effet, si l’instinct 6tait, il supposerait chez leq animaux un sens de pr6vision infiniment plus d6velopp6 que

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celui des home8. Si c’6tait consciemment que l’abeille batit cellules d6stin6es a recevoir son miel(p.55),il fごudrait croire qu’elle sait la g60m6t亘e. On pourrait[en dire】autant des inexplicables instincts de la plupart des animaux.

   Hartmann conclut de la que le fond du moi est fbrm6 par les ph6nomさnes

inconscients et que les ph6nomenes conscients en sont que les cons6quences・工Le

mon e du consci nt a d s racines dans le monde de 1’inconscient, C’est seulement par illusion que le vulgaire place tout le moi dans le conscient. On croit avoir une fin,un but, une volont6 personnelle, et l’on n’est qu’un instrument dans le main de l’inconscient. Nous retrouvons ici les tendances p6ssimistes du systbme de Hartma皿. Il faudraut donc ou se laisser tromper pour Etre heureux, ou se r6signer a etre malleureux si l’on veut se rendre compte de la vraie nature des choses.

[C]無意識の哲学の反証

  Laissant de c6t6 les tristes cons6quences m6taphysiques et morales de la doc七rine de Hartma皿, on peut facilement faire voir que ce systbme repose pas sur une base bien solide. Il n’est pas d6motr6 par les exemples donn6s qu’il n’y ait des ph6nom6nes absolument inconscients. Tous s’expliquent aussi bien dans le cas d’une conscience extemement faible que dans celui d’une conscience absolument nulle. D’ailleurs, comment rentreraient-ils dans le moi conscient s’ils en 6taient absolument sortis?   Cette r6fUtation s’appuie m6me sur des faits. Dans certains cas, on se souvient en r6fl6chissant ensuite de ce travail lent dont on n’avait pas conscience quand il se produisait. Prenons 1’exemple d’une citation ou d’une solution que l’esprit cherche inconsciemment jus qu’un moment oti elle est trouv6e l’6sprit ressent une certaine tension, une certaine fatiqu6 qu’il n’attribue ti rien de pr6cis, mais qui prouve bien que l’on a une certaine conscience de cette r6fieXion pr6tendue inconsciente.    En ontre, comment se re r6senter un h6nom6ne s chi ue inconscient?Il y a contradiction. Un adage latin nous dit:[Intelligere】[ni1】[aliud][et】quam entire se intelligere. Que deviendrait un ph6nomさne psychique qui sortirait de la conscience, et comment y rentrerait il une fbis sorti?Supposer qu’un partie de[1’ame】est soustraite au regard de la conscience et donc arbitraire et nous pouvons conculure contre de Hartmann qu’il n’y a pas dans la[n6】psycholoque d’inconscience absolue.(p.56)

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Eデュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎

xvr知性g一意識一自己観念の起源

[A]自己観念(1’id6e du moi)の起源について    Tous les philosophes s’accordent pour assigner comme obj et a la conscience la conneissance des ph6nomさnes psychologiques. Mais ce conscience ne nous fait-elle connaitre que ces seuls ph-2 C’est b qui nous reste a examiner.   Dans l’6tat actuel,1a conscience nous fait[en c ore】voir un etre, le moi qui s’affirme [pa ce] et auquel nous rapportons tous ces ph6nomenes. Le pronom, Je ou Moi exprim6 0u sous-entendu[est]le sujet de toutes nos phrases:《Ie fait Ichaud】》veut dire

j’6prouve une sensation de chaleur.《Le monde ext6rieure exsiste》veut dire《je

tiens le monde ext6rieure pour existant.》Le moi nous apparait donc comme le centre auquel viennent abouter tous nos 6tats de conscience. C’est lui qui fait l’unit6 de notre Vie int6rieure. Actuellement, cette id6e est bien 6tablie en nous.11 nous reste a voir si cette id6e est une invention, une construction de notre esprit, ou si elle nous est donn6e par la conscience. Nous abordons ici une question tout a fait analogue a celle que nous avons trait6e sous le titre de:Origine de l’id6e d’ext6riorit6. Nous avons donc employ6 pour 6tudier l’origine de l’id6e de moi la m6me m6thode qui nous a deja servi.(P.57)

[B]自己観念は構成されるのか。

  Toute id6e est construite ou donn6e.    L’id6e du moi est-elle construite?Parmi les mat6亘anx qui peuvent setvir a cela, nous ne voyons que les 6tats de conscience. La m6thode consisterait donc d d6gager des 6tats de conscience un ou plusieurs caractさres communs ayant quelque analogie avec ce qui constitue aujourd’hui l’id6e du moi. Cette id6e pourrait, on dire alors, s’est

fbrm6e par g-comme rid6e de la pesanteur. Entre tous ces philosophes

qui ont[essay6]cette genese, M.Taine est celui a produi七1a plus parfaite et la plus syst6matique. Voici selon lui, comment se construit l’id6e du moi?Nos 6tats de conscience peuvent etre repartis en deux cat6gories. Les une se rapPortent ti quelque chose d’ext6rieue d eux. On les nomme perceptions ext6rieures. D’autres,1es 6motions par exemple, ne supposent亘en en dehors a eux.    Par rapPort a .ces derniers, les perceptions nous apParaissent comme ext6rieures.

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Des seconds par rapport aux perceptions, ont donc tous cette propri6t6 communes d’6tre en dedans. L,id6e de dedans implique n6cessairement l’id6e d’un contenant。 C’est ce contenant fictif que nous nommons le moi・   Ce raisonnement repose tout entire sun l’identification des deux id6es de moi et de dedans. Cette identification est-elle l6gitime. Le moi ne nous apparait-il pas plut6t comme un center, un point de convergence oti viennent se centraliser tous les 6tats de conscience plut◆t qu’un enceinte les comprenant?Prenons des comparaisons dans la g60m6trie. L’id6e de dedans repr6senterait assez bien une sph6re,1’id6e du moi le centre de cette sphbre. Les rayons, repr6sentant alors ces 6tats de conscience, sont enferm6s dans la sphbre et convergent au moi. Etre la sphbre et son center, ente l’id6e de dedans et celle de moi, il y a de grand rapport, mais on ne peut faire de leur identification la base d’un raisonnement.   Examinons maintenant. le raisonnement de M.Taine. La pr6misse suppose des 6tats de conscience donn6s en dehors du moi. Est-ce possible?Tout 6tat de conscience est

une connaissance et toute connaissance veut un旦典et皿Ω迦. SupPrim61e[sujet】

il ne reste rien. Or le sujet dans le cas pr6sent est le moi.[SupPrimez]-le, il n’y a plus d’6tats de conscience.

   Condillac pour montrer comment la perception ext6rieure forme toute la

connaissance imagine une[tr6e】don’t il ouvre un a un tous les sens. Le premier ouvent est l’odorat. Une[rose】est approch6e de la statue, et celle-ci, dit Condillac, pergoit 1’odeur de rose,-La statue, ne pourra sentir que si elle s’est d’abord pos6e ind6pendante de cette odeur, et ne sentira la modification odorante apport6e a son moi que si elle a conscience de moi en dehors de ce ph6nombne. Sinon, il est impossible qu’il y ait(P.58)sensation.   Le moi est donc l’ant6c6dent indispensable de tout 6tat de conscience. Les 6tats de conscience inconsciellt qu’admet M.Taine an d6but de son raisonnement impliquent contradiction.   Mais objectent les positivistes, nous n’admettons poinnt l’inconscience des 6tats de conscience. Chacun d’eux est conscient par lui-meme et notre raisonnement ne saurait attaquer celui de M.Taine puisque vous d6montrez seulemellt qu’un ph6nombne de ce genre ne peut etre inconscient et n’existe que quand il a regu la conscience, ce que selon vous, le moi[ui]peut lui donner.    Mais en donnant ainai sa conscience particulibre a chacun de ces 6tats de consciense. Ces positivit6s ne fbnt que multiplir la dif且cult6. Chacun d’eux aurait

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E、デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎 alors son moi distinct et la meme guestion se poserait encore:Comment ont-ils une id6e de moi.

[C]自己観念は意識の経験の中に与えられる。

  L’id6e du moi ne peut donc pas etre construite. Elle est donc donn6e. Comment nous est_elle donn6e?   Ici au contraire de la perception ext6rieure,1’id6e cherch6e est en nous, est nous. Il n’凵@a pas entre elle et nous 1’abime qui s6pare de nous le monde ext6rieur.11 n’y a pas

les diff逢rents milieux qui le d6forment en nous le pr6sentant. Nousヱap←

directement par l’oeil de la conscience. En meme temps que le ph6nomさne, la conscience nous fait connaitre le moi. L’id6e du moi est donn6e directement dans la conSCIence.   Le moi existe-t-il?[Telle]serait la question analogue a celle que nous nous sommes propos6es apr6s avoir montr6 comment nous 6tait donn6e 1’id6e d’ext6riorit6. Mais ici, 1’exp6rience m6me nous prouve que le moi existe. Nous le voyons, nous ne ouvous as 鯉sa non-exsistence.Il est donc prouv6 que le moi existe par le fait meme de l’id6e que nous en avons.(P.59)

XVII知性h一意識一自我の性質について

[A]心(1’ame)と自我は混同される。    Nous savons que le moi existe.[Su】est-i1?C’est ce qui nous reste b voiL Nous retrouvons[ici], comme question pr6alable, une th60rie que nous avons deja examin6e aun autre point de vue. Il s’agit de savoir si, comme le pr6tendent certains philosophes, il y a en nous, outre le moi, quelqu’une chose de distinct du corps, si de quelque fagon le monde[int6rieur]d6borde le monde que nous montre la conscience, si l’合me en un mot est plus grande que le moi.   Telle est, par exemple,1’opinion de Maine de Biran. Pour lui, il y a sous le moi une autre r6alit6 qui[sert】de substratum a la r6alit6 consciente. Par oPPosition au moi actif, il nomme cette autre partie de nous substance. Victor Cousin croyait 6galement qu’il y avait en dehors du moi quelque chose qui 6chappait a la conscience et dont le

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raisonnement seul indiquait 1’existence.   Cette th60rie est d6jA refut6e par ce que nous avons dit de M. de Hartmann et de la philosophie de l’inconscient.(第15章p.107参照)Il.ne peut y avoin de faits psychiques inconscients. ce concept d’ailleurs est vague, vide ind6termin6. Quelle est la nature de Cet◆tre inCOnSCient?   Par d6finition meme, il n’est pas actif, car i1(p.60)donnerait alors naissance a des ph6nombnes qui tomberaient sous l’observation de la conscience, ce qui n’est pas. N’ayant pas d’action, il ne serait que le fondement des actions du moi. Le seul rδle que lui donne de Biran est de servir du support au moi. Mais on ne peut se repr6senter un

pareil etre. Le concept de la substance est donc absolument y-.

  Alors de ce que nous donne la conscience, il n’y a donc rien. Les limites de 1’盒me et du moi coincident exactement.

[B]自我の性質

   Ceci 6tabli, voyons quelle est la nature du moi. C’est a la fois la conscience et la raiSOnnement qUi VOnt mOuS en montrer ceS qUalit6S eSSentielles.   Le moi a trois attributs naturels: 1.L’unit6. Le moi est un. Cela veut dire qu’il est indivisible, ne comporte pas de imm6diate par la conscience. C’est aussi ce que confirme le raisonnement. Il est certain que nous avons l’id6e d’unit6. Cette id6e nous vient ou de 1’ext6rieur ou de l’int6rieur. Elle ne peut venir de 1’ext6rieur, ou tout est multiple et est pergu par nous comme ind6finiment divisible. L’id6e de 1’unit6 ne nous vient pas du monde ext6rieur: nous la tirons donc de nous-memes. 2.L’identit6. Malgr6 tous les changements qui peuvent survenir, le moi et se sent identique a lui-meme. Le raisonnement est le meme que pour l’unit6. Dans le monde ext6rieur, tout change, rien ne reste longtemps identique a soi-m6me. Ce ne peut donc etre que de nous-m◆mes que nous tirons 1’id6e d’identit6.   Cette id6e d’identit6 est en outre une des conditions n6cessaires de la m6moire.(第 25章参照) 3.La causalit6. Le moi est une cause. Nous sentons que c,est nous qui causons nos actions. Nous pouvons voir l’action sortir, pour ainsi dire, de notre volont6. Nous savons en outre ce que c’est qu’une cause. D’o心nous viendrait cette id6e, sinon de la connaissance que nous avons de la cause que nous sommes?Le monde ext6ieur nous

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E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎 fait voir uniquement des ph6nombnes, se succ6dant les uns aux autres. De cause, on n’?氏@pergoit pas. On dit bien que le mouvement cause de la chaleur. Cela signifie seulement que nous voyous toujours le mouvement pr6c6der la chaleur. Mais c’est en nous senlement que nous aperCevons une cause produisant son effet. L’id6e de cause est donc prise dans le moi.

[C]種種の問題

   Un etre ayant 1’untit6,1’identit6, la causalit6, est ce qu’on nomme une PerSgnPe. Pour qu’un etre soit une personne, il faut d’abord, c’est 6vident, qu’il soit un et identique. Il faut de plus que les actions qu’il produit 6manent de lui et rien que de lui. En effct, c’est lb ce qui distingue la personne(p.61)de la chose. Cette derniere n’agit qlle si un chose vient la mettre en mouvement. La perq. onne au contraire a pour qualit6 propre de tirer son action d’elle-m6me. Tous les hommes sont au meme de 6

-.Mais tous ne sont pas au meme deqr6 cause de leurs actious.Il est

vrai de dire que chez aucun la causalit6 n’est nulle. Mais il en est qui ont plus ou moins de volont6. Les uns ne fbnt rien qu’ils n’aient voulu. Les autres ne sont que des instruments entre les mains des personnes ou[des】choses avoisinants. Ils ne fbnt rien

que par皿e impulsion 6trangbre. Leurs actions ne sont que[1’echo]du monde

ext6rieur.   Tous Ies mois ne sont donc pas pe1sgn1nigs a1uueg1e-ddeg11S. Tous le sont, mais il y a des diff6rences telles qu’elles doivent 6tre remarqu6es.    L’6tude de la conscience est maintenant termin6e. Nous avons vu ses conditions, son objet;nous avons critiqu6 que 1’objectiVit6 des id6es qu’elles nous fournissait. Nous sommes donc en m6me de resoudre la question suivante.    1、a conscience est-elle ou non une facult6 distincte?    Ceux qui r6solvent n6gativement cette question apPuient leur opinion de cet argument. L’objet de la conscience se confbnd avec celui de toutes les autres facult6s, puisque cet objet se compose des 6tats de conscience[,】de l’intelligence, de la m6moire, de la volont6, de la sensibilit6. Nous ne Iui devons donc pas d’id6e qui vienne d’elle seule.   Il en serait ainsi si la conscience ne nous montrait que des ph6nomenes. Mais nous l’avons vu, elle nous fait connaitre de plus le moi et ses attributs. Voilb donc des id6es que seule la conscience nous donne. Elle a donc son domaine propre et distinct. Nous

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donne des id6es que nous n’【unions】pas sans elle. Elle est donc une facult6 dis七incte.   La conscience jointe a apperception ext6rieure donne l’exp6rience. Les deux facult6s sont nomm6es facult6s exp6rimentales. Nous allops examiner plus tard si 1’experi6nce sufflt a expliquer toutes nos connaissances.(p.62)

xvm知性1一理性一理性の定義

[A]理性の第一の定義

   Les deux facult6s que nous venons d’examiner, la perception ext6rieme et la

conscience,fbrment . L’exp6rience suffit-elle d tout expliquer, ou est-il

n6cessaire d’admettre chez nous d’autres facult6s. C’est ce que nous allons examiner.   Pour cela d6terminons les caracteres des jugements donn6s par 1’exp6rience. Si nous

trouvons en nous des jugements dont[les secondaires]soient irr6ductibles aux

premiers, nous en conclurons qu’i1 y a en nous une autre facult6・    Le caractere des jugements d6s ti l’exp6rience est d’6tre←, c’est-a-dire tels que l’espit puisse concevoir le jugement contradictoire・    Prenons un exemple dans la perception ext6rieure. C’est une v6rit6 presque universellement admise que les corps【tombent】suivant la verticale. Nous concevons tr6s bien cependant qu’ils puissent suivre une autre direction. Epicure suppose meme

que primitivement les atomes suivaient une direction rbqulibrement oblique・Le

jugement enonc6 est donc contingent.

   Prenons un autre exemple, Je dis:《L’homme est un etre sensibles.》Nous

admettons cela, mais nous concervons un etre qui aurait toutes les autres facult6s de

1’homme, la seule sensibilit6 except6e.(p.63)Ce jugement est donc 6galement

contingent.    Prenons tous les jugements dtis a l’exp6rience. Tous, nous les trouverons contingent. Et comment en serait-il autrement?Qui pourrait donc nous emp6cher de conscevoir la proposition contradictoire?Les jugements form6s sous 1’influence des faits ne tient aucunement 1’esprit. Il rest l’ind6pendant, et conCoit facilement qu’ils se puissent produire autrement qu’ils ne le fbnt.

   Voici maintenant une autre v6rit6:《Tout ph6nombne a une cause.》La

contradictoire, dans ce cas-ci, est[inconcevable.]La proposition, dans ce cas, est[donc]

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E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎

n6cessaire. Voila donc un jugement pr6sentant le caracもre oppos6 b celui des

jugements donn6s par l’exp6rience. Il faut donc qu’il ait une facult6 donnant les jugements de ce genre. Cela est 1’apPelons raison.    Queequefois,1es jugements de cette fbrme ont 6t6 dits universels au lieu de n6cessaires. Cela est moins bon.11 peut se trouver un jugement exp6rimental qui soit adopte universellement;on doit toutefois reconnaitre que si l’esprit humain ne peut

se repr6senter la contradictoire, la proposition forcement【sera】universellement

admisse. N6anmoins, b cause de la difficult6 signal6e plus haut, nous admettrons

purement et simplement la premiさre expression et nous dirons:La raison est la

facult6 ui nous donne les v6rit6s n6cessaires.

[B]理性の第二の定義

   Mais comment y a-t-il des v6rit6s n6cessaires?Nous venous de dire que les propositions n6cessaires sont les v6rit6s telles que la contradictoire doit inconcevable. On peut dire encore:C’est un jugement tel que l’on ne puisse en s6parer les termes.

D’oU vient cette-?De ce que les deux termes ne nous sont jamais

pr6sent6s l’un saus l’autre dans l’exp6rience?Ce n’est pas assez. L’exp6rience ne nous ote pas la libert6 de concevoir la contradictoire. Si cette impossibilit6 ne nous vient pas

des choses, c’est qu’elle est血h-.

   S’il y a des v6rit6s n6cessaires, c’est donc qu’il y a des jugements que par sa nature, 1’esprit ne peut pas concevoir, qu’il y a antagonisme entre eux et la fbrme de notre esprit, tandisque certains autres contradictoires des premiers, d6rivent de la nature m6me de 1’esprit.

  Or,一, c’est ce qu’on nomme les lois de cet btre. Les

jugements n6cessaires ne sont donc que les lois de notre esprit et l’on dire:La raison est 1’ensemble des lois de l’es亘t.

[C]理性の第三の定義

  Puisque l’espsit a une nature et des lois d6termin6es, et que le monde ext6rieur a 6galement une nature et des lois, les choses ne seront connues du moi que si elles sont en harmonie avec les lois de notre esprit. Or la connaissance des choses par moi est l’exp6rience. IL’exp6rience sera donc d6termin6e, soumise a ces lois de l’esprit qui en

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changeront(p.64)les r6sultat, et nous d6finirons quel la raison est l’ensemble des conditions de l’ex 6rience. [結 論]   On peut dire encore que ces jugements n6cessaires et d6rivant de la nature mame de 1’esprit nous sont donn6s旦_p亘Ω亘. On a dit quelquefbis qu’ils 6taient inn6s. Il ne faut pas donner a ce mot le sens de:existant avant toute exp6rience. Il n’y a pas d’id6es toutes faites, grav6es dans notre esprit ant6rieurement b l’exp6rience. Avant elle, il n’y a rien. L’inn6it6 comprise ainsi est un mot vide de sens.    Mais, d6s que l’exp6rience commence,1’esprit agit fbrc6ment suivant ses lois. Dbs qu’il pense, il rapporte n6cessairement les ph6nombnes a des causes. Les v6rit6s n6cessaires sont b 1’esprit ce que la pesanteur est aux corps. C’est une propri6t6 d6coulant de sa nature m6me et l’exprimant.   Cette fagon d’entendre la raison a parfbis 6t6 combattue. Pour certains philosophes les v6rit6s n6cessaires sont dues b l’action exerc6e sur notre esprit par un monde

-arec lequel nous aurions certaines relations plus on moins

myst6rieuses. Platon est un des repr6sentants de cette doctrine. Le v o pt g ne fait, dit- il, que ref16chir le monde des id6es. Le raison, dans ce cas, est◎k…. Ce qui donne leur caractere d’universalit6 aux propositions n6cessaires, c’est que toutes les intelligences humaines ne sont qu’un refi6t de ce monde id6al qu’il nomme soloi1 ←et avec qui s’il venait a disparaitre, s’6vanouirait la raison humaine.   C’est vers cette th60rie que se[110tait】pencher, Victor Cousin, M.Bouillier, un des

ses disciples, a fait un ouvrage dans ce sens:D£Lla」一ユ皇.

   La raison que nous admettons est au contraire, absolument pe1 sgpgeilLsl…. Elle ne d6pend pas d’une cause ext6rieure, n’est pas un refl6t d’un monde sup6rieur. C’est seulement l’expr6ssion de la nature propre de chacun de nous. Le plus illustre partisan de la raison ainsi comprise est Kant.(p.65) (補足するような形で、小文字で書かれた文章が次に見られる。)(註2)

(14)

E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎

刈X知性j一理性一理性の諸与件1.理性の諸原理

[A]理性の諸原理を演繹するための方法

  Nous avons vu que les principes rationnels d6rivent de la nature m6me de 1’esprit.Si nous parvenions a saisir dans son essence la nature de l’esprit, nous en d6dui】dons toute la suite des principes de la raison. Eu quoi consiste donc l’essence de l’esprit? Dans le besoin de l’unit6, de simplicit6. Vesprit est simple, et ne comprend bien que ce qui est simple. Aussi ce que nous saisissons le mieux, ce sont les fiqures de g60m6trie car elles ne sont compos6es que d’espace, et l’espace est homogさne. Ce besoin de

simplicit6 est telque,10rsque l’esprit examinera les choses concrbts, qui sont

n6cessairement multiples, il devra les voir par un biais qui lui permette de se les repr6senter comme simples. Sans doute, il ne les simplifiera jamais aussi absolument que des fiqures de g60metrie, mais il y introduira du moins une certaine unit6, un certain ordre. Les lois de l’esprit,puisqu’elles en expriment la nature, ont donc pour objet de vous repr6senter les choses dans un certain ordre avec une certaine unit6. Nous ne voulons pas trancher la question de savoir si l’ordre eXig6 par l’esprit eXiste r6ellement dans les choses. Nous 6tablissons seulement que cet ordre est exi 6 ar la

一並.(P.66)

  Les principes rationnels servent donc a mettre de I’ordre dans la conscience. Sans avoir la pr6tention a ar亘ver b une d6duction absolument math6matique des v6rit6s n6cessaires, nous allons essayer d’obtenir aussi r6gulibrement que possible les divers principes rationnels.

[B]経験の構成的諸原理

  Ce qui est donn6 est multiple et 1’esprit[amene a】ymettre de 1’ordre. Pour cela, il faut d’abord que tous les termes de cette multiplicit6 donn6e dans l,exp6rience regoivent une sorte d’ordre ext6rieur. C’est-a-dire que suivant leur nature ils soient localis6s dans des milieux diff6rents. Or, il y a deux grandes espbces de connaissances exp6rimentales,1es int6rieures et les ext6rieures. Nous devrons donc localiser chacune de ces deux espbces d’6tats de conscience dans des milieux diff6rents. Le milieu dans

lequel nous situons les connaissances donn6es par le sens,一. Celui dans

lequel nous sitnons les connaissances donn6es par la conscience,一.

(15)

   Donc dもs que commence l’exp6rience,1,esprit r6partit les ph6nomenes en deux groupes qu’il projette 1’un dans 1’espace et l’autre dans le temps;des qu’il pensera les

ph6nombnes psychologiques comme durant, et.1es ph6nombnes ext6rieurs comme

coexistant.    D’o心se d6duisent les deux principes rationnels suivants:Tous les 6tats de consci n e sont dans le tem s tous les h6nombnes donn6s ar la sensa ion sont dans

』.(註3)

   Mais ce premier ordre, tout ext6sieur ne ordre sup6rieur. Entre les choses enferm6es dans chac皿e de ces cat6gories, il y a certaines relations. L’esprit est en

ef【bt n6cessairement amen6 a concevoir-comme les modifications d’un

6tre, d’une r6alit6 ind6pendante de l’intelligence existant par elle-meme et qu’on

appelle la substance. D’oU le p㎡ncipe rationnel suivant:-

des modifications d’une substance.   Voila donc un second classement deja plus compl6t. L’esprit forme alors, parmi les divers ph6nombnes des groupes au contre desquels est un btre. Mais quels sont』 ra  orts es h6nom~}nes entre eux?11est n6cessaire qu’ils soient dans un ordre d6termin6. L’esprit en effet ne peut concevoir un ph6nombnes sans supposer un autre ph6nomene comme condition du premier. On nomme le premier cause,1e second effet.

D’o立le p亘ncipe rationne1:エΩ一. Nous ne disons pas:tout

effet a皿e cause. Ce serait trop(p.67)6vident. Mais l’id6e de ph6nomさne n’implique pas d’id6e de cause comme ferait le mot ef蹴. C’est sous 1’innuence du principe de

causalit6 que nous repr6sentons le monde comme compos6 d’immenses s6ries de

ph6nomさnes ou chaque terme est effet d’un c6t6 cause de 1’autre.   Mais cet ordre est encore insuf丘sant. Entre ces diverses s6ries il y a des rapports a 6tablir. L’esprit est ainsi amen6 a se repr6senter ces s6ries de ph6nombnes comme convergeant vers certains points qui en sont la fin, le but comm㎜. D’o立1e principe

rationne1:Tous h6nombne ou toute s6 ie de h6nombnes a une fin. Quand nous

pensons le monde sous la fbrme de la finalit6, nous nous le repr6sentons comme form6 de systもmes aboutissant a un m6me centre.(註4)    Nous avons donc cing P亘ncipes rationnels, gr盒ce auxquels nous connaissons les choses, et que Kant nomme pour cette raison principes constitutifs de 1’exp6rience. Ce sont les principes de temps, d’espace, de substance, de causalit6 et de finalit6.

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E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎

[C]認識の規制的原理

  Ces divers principes constituent notre connaissance. Mais notre connaissance une fois constitu6e a elle-m6me ses lois, nos connaissance ayant entre elles certaines relations.    D’o亡1’on tire un nouveau principe, nomm6]pqa1=Lqg1Ka l le principe r6 1ateur de la connaissance. C’est le principe dit d’identit6 et de contradiction.11 s’6nonce ainsi:Tout

}旦;《une chose ne eut as dire au m6me moment et au meme oint±

vue elle-meme et son contraire.》Telle est la loi qui d6termine les relations de nos

COnna1SSanCeS.

   1メeibniz avait d6ja vu qu’il y avait deux sortes de principes dans les v6rit6s

n6cessaires. Il r6unissait ceux que Kant nomme-dans celui de

raison su伍sante, et mettait regard le principe d’idntit6.(原註1)   N’admettant pas le temps et l’espace comme donn6s a priori, il 6nongait le premier

des deux principes qu’il admettait:一.

   Quoi qu’il en soit, il y a deux especes diff6rents de phncipes rationnels;les uns rbglent les acquisition de connaissance;1es reconds,1es connaissance ces acquise. Ces derniers sont les lois du raisonnement, les fondements de la logique.(p.68)

XX知性k一理性一理性の諸所与理性的あるいは根本的諸観念

[A]根本的諸観念

  La raison nous est apparue jusqu’ici comme la facult6 qui, dbs 1’exp6rience et sans le secours de cette derniere unit deux id6es.11 y a lieu de se demander d’o廿nous vienllent les id6es que nous unissons dans les jugements rationnels. Tous ont un sujet

commun, qui’est-. Il sufflt pour cela de se reporter aux d6finitions dejb

donn6es. On pouvait d’ailleurs le pr6voir a priori. Les propositions n6cessaires ne f()nt qu’exprimer les conditions auxquelles est soumise l’exp6rience. Chacan d’eux devra donc contenir deux termes:la artie d’ex 6rience don’t on arle, et d’autre part,塑 conditions. Le type de tous ces jugements rationnels est celui-ci:les h6nomenes de telle ou telle espもce sont soumis註telle ou telle condition.   Nous voyons donc que des deux id6es qui composent un jugement ratio皿el,1’une, la premiさre, a une origine qui nous est connue,1’exp6rience. Mais les autres d’o心nous

(17)

viennent-elles?Elles doivent n6cessairement se produire en nous in 6 endamment de

 ,car sans cela, il serait impossible d’y rattacher sans le concours de

l’exp6rience le ph6nombne donn6. Ce sont donc des id6es a priori, qu’on appelle encore id6es rationnelles on id6es premibres ce sont les id6es de temps,d’espace, de substance, de cause et de fin.(p.69)    Pour expliquer leur pr6sence dans 1’esprit, Kant les congoit comme des“formes d6termin6es”, des moules dont les ph6nomさnes prennent les formes en 6tant pergus par nous. L’esprit constate donc sim lement cette sub sum tion et quand il l’a constat6e皿certain nombe de fbis, il en tire un i㎎e⊇de cette forme: h6nomenes ext6rieur sont subsum6s sous le conce t de l’es Tous les ae. C’est de lti que 1’on tire le principe rationne1, tous ces ph6nom6nes ext6rieurs sont situ6s dans 1’espace、-11 飴ut remarguer que Kant r6serve plus sp6cialement le nom de fbrmes et au temps et a l’espase, qu’il nomme formes a priori de la sensibilite.(原注2)Il nomme les autres id6es ratio皿els conce ts a riori ou cat60ries de l’entendement.

[B]時間と空間の観念

  Examinons successivement les diverses id6es rationnelles. Prenons d’abord le temps et l’espace, notions correlatives. On a quelquefbis contest61’origine a priori de ces id6es et 1’on a essay6 d’en faire la genさse empirique. La plus remarquable est celle de ngM.Ue1pen1LpE1gngerH  b  t S ・Selon lui, a 1’origine d’exp6rience, nous n’avons pas l’id6e de

temps, mais seulement des 6tats de conscience ayant entre eux de-

pΩ旦並並皿.Les uns sont avant,1es autres apr6s. Tous pr6sentent ce caract6re. Nous le g6n6ralisons. Nous nous repr6sentons d’une manibre abstraite les 6tats de conscience comme successifs:c’est ainsi que nous nous formons l’id6e de temps, cause de la position relative des 6tats de conscience.   Pour M.Herbert Spencer,1’id6e d’espace se construit au moyen de celle de temps. Ce qui d6finit l’espace est la coexistence. Il faut donc voir comment nous construisons l’id6e de coexistence. Je touche un point A. Continuant le mouvement[continu n6e],je touche un point B, puis un troisieme point C.[A m ve]la je fais le mouvement inverse et je retouche B, puis A. J’ai les memes sensations,1’ordre seule en est interverti.11 en r6sulte que, quand j’6tais en B, C et A existaient encore puisque j’ai pu en avoir la sensation quand je suis revenu. J’apprends donc par lb que A, B, C coexistent. L’id6e de coexistence et cette d’espace qui en d6rivent se r6duiraient donc b la possibilit6

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E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎 d’intervertir l’ordre d’une s6rie d’6tats de con cience.    Pour r6futer cette th60亘e, nous fbrons d’abord remarquer que l,esp亘t, s’il n’avait

auparavant-ne se repr6senterait pas les 6tats de conscience comme

situ6s les uns avant ou鎚1es autre. Vouloir se servir de cette id6e pour construire l’id6e de dur6e est un cercle vicieux. Ce raiso皿ement n’a pas de valeur.   Pour ce qui est de la construction de 1’id6e d’espace(p.70)rien ne prouve que quand je suis en C, B et A n’ont pas disparu. Et en eHbt il y a certains 6tats de conscience dont rordre peut 6tre interverti sans qu’on en induise une coexistence. Quand j’entend monter et d6scendre une gamme, par exemple, je ne conclu point a la coexistence des notes 6mises.   11faut donc admettre 1’origine a prio亘de ces id6es.    On voit la dans quel sens il est vrai de dire que les fi res 60m6tri ues[nt a priori].[On】aquelquefbis soutenu qu’elles n’etaient que des 6n6ralisations et des abstractions負)rm6es en prenant les figures donn6es par l’exp6rience et abstrayant la seule 6tendu. Aussi comment se fbrme l’id6e de triangle?Nous observons dans la nature une fbule de triangles:Nous en abstrayons un triangle id6a1.    Mais cette th60rie vient 6chouer contre le fait suivant.11 n’y a dans une g6n6ralisation Ii⊂que les choses g6n6ralis6es.11 n’y a rien de plus dans I’id6e d’humanit6 que dans cette de chaque homme pris en particulier. Si donc les fiqures

960m6triques sont une simple g6n6ralisation, elles n’auront que les caracteres

communs des formes r6elles des choses. Or elles ont un caract6re de plus,』

p◎.Il n’existe dans le monde ni triangle, ni un cercle par飽it. Ce caractbre de perfbction, qui caraetbrise[pr6cis6ment]les figures g60m6triques, ne saurait donc etre obtenu par g6n6ralisation.    Voici comment 1’esprit condtruit a priori les丘gures g60m6triques.11 a I’espace limit6e sup6rieure, et le point limit6 inf旨rieur de 1’6tendue』e mouvement du point dans l’espace donne les figures g60m6triques. Les fiqures g60m6triques ne sont donc

pas-, mais construites ar l’activit6 ro re de 1’esprit. Les deux seuls

飽cteurs en sont 1’id6e a priori d’espace et l’activit6 de l’esprit. C’est par cela que les sciences math6matiques sont si claires.(et que la d6finition par g6n6ralisation vous parait la meilleure de touts). Nous[n’】en comprenons[si]bien les o句ets que parceque C’eSt nOUS Ui leS aVOnS faitS tOUt entierS.

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[C]原因、実体、目的の観念

   Pour les id6es de substance, de finalit6 et de causalit6, il y a des difficult6s, communes d’ailleurs a ces trois id6es. Maine de Biran et Cousin les font venir de la ⊆Ω⊇』;nous meme avons reconnu que c’6tait dans la conscience seule que nous 6tait donn6e 1’id6e de cause. Pour Maine de Biran, le principe de causalit6 n’est qu’皿e g6n6ralisation de cette observation int6rieure. Il en serait de m6me de la substance et de la丘nalit6. Pour Victor Cousin,幽m1-de causalit6 est bien a.p1IQ1i, mais l’id6e

de cause nous est donn6e-. Mais alors on ne se repr6sente pas bien

comment le principe peut 6tre a priori alors qu’aucune des id6es renferm6es par ce principe ne serait(P.71)apriori.    Comment accorderons nous cette contradiction?C’est que ces trois id6es, en tant

ue donn6es ar 1’ex 6rience, et ces memes id6es一Ω旦ne

sont pas identiques. La raison par exemple nous oblige b rapporter les ph6nombnes a

quelque chose遣’←巫. Mais{cet 6tre la raison ne le dit pas.

1メ’exp6rience intervient alors et nous donne la-

substance.    Pour le principe de causalit6,1a raison nous donne bien l’id6e de cause. On la

congoit alors simplement comme-. Mais ce

qu’est au juste une cause, c’est seulement 1’exp6rieuce int6rieure qui nous le monte en nous faisant voir comment 1lg.9agSe.99e-pgus-ss2uu11Qses produit ses effets.   D’aprbs la raison,1’id6e de fin n’est que celle du oint oti conver ent plusieurs s6亘es de ph6nombnes. Cette id6e est toute abstraite. Pour nous en former une id6e concrbte, il faut que 1’exp6rience nous montre 1’intelli ence d61ib6rant. en vue d’un but a atteindre. Alors, on bien nous dirons que les choses vont d’elles-memes a leur fin par une conscience confuse. C’est l’hypothbse de la丘nalit6 immanente. Ou bien, si on ne l’admet pas dans les choses, il faut supposer en dehors de l’univers une intelligence analogue a la n6tre, disposant les choses en vue de fins connues d’elles.    La raison nous donne les conditions de l’exp6rience d’une manibre abstraite et 96n6rale. L’exp6rience nous permet seule de nous les repr6senter d’une manibre plus concr6te.

[D]絶対、無限、完全の観念.認識の相対性

  Suivant certains philosophes, autres les id6es que nous venons d’6num6ser, nous

(20)

E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎 devons encore a la raison d’autres notions que l’on peut ramener b trois:1’absolu, 1’infini,1le.pguaarfa並, meme, suivant Platon. Ces id6es seraient le p61e de la connaissance. Pour connaitre le relatif,il faut le rapporter a 1’absolu. Le fini, a l’infini. L’imparfait au

幽.C’est la doctrine accept6e de tous temps par les partisans de la raison

impersonnelle.

   Nous allons montrer que notre doctrine ne nous permet pas d’accepter ces id6es comme 6tant a priori.   Ces 3 id6es peuvent se ramener a celle de l’absolu. L’absolu, c’est ce qui est achev6, ce qui existe en soi et par soi, ce qui pour◆tre compris n’a pas besoin d’6tre rapPort6 a autre chose qu’a soi-meme.    1.’infini, c’est l’absolu en uantit6. Dire qu’une chose est infinie, c’est dire qu’elle n’est pas limit6e. Il n’est pas besoin pour la comprendre, de la rapporter b quelque

chose d’autre qui la limite. La」←,一. Quand nous parlons

d’une chose plus ou moins parfaite, nous ne distinguons ces divers degr6s que relativement a quelque(p.72)chose d’absolument parfait. Mais la perfection en elle- meme n’est rapport6e b rien autre qu’elle-m6me. Absolu, infini, perfection, ces trois

mots reviennent donc au m6me. Les deux derniers ne sont que des divisions du

P「emle「・   Il ne semble difficule d’admettre que l’id6e d’absolu nous soit donn6e⊇. Il y a au contraire anta onisme entre cette id6e et l’esprit. Nous ne pouvons rien enser en dehors d’une relation;sans comparer la chose pens6e a autre chose. Pour qu’il y ait connaissance, il f迦t au moins deux id6es en pr6sence.

   Repotons nous d’ailleurs a la formule g6n6rale du principe rationnel:Les

ph6nombnes de telle sorte sont soumis a telle condition. Pour pQ11SQLr, il nous fごut absolument rapporter le chose a une condition et 1’absolu est libre de toute condition comme de toute relation.    Nous ne ouvons enser 1’absolu sans le rendre ralatif au moins[que relarif】au temps et b 1’espace. Si nous le pensolls comme cause, il faut n6cessairement en meme temps le penser comme effet. Devra-t-on qu’il est en dehors de temps, de l’espace, de la causalit6?Mais alors il nous serait imposible de le penser. Penser, a dit un philosophe anglais, c’est conditioner. La connaissance est avant tout relative. L’absolu ne peut donc etre pens6.   Nous ne voulons pas par la nier 1’existence de l’absolu. C’est une question que nous ajournons simplement. Nous dirons seulement qu’il y a pr6somption en faveur de son

(21)

existence, car l’histoire de la philosophie nous montre que tous les philosophes ont cherch6 a l’atteindre. Tous ne l’entendent pas de la m6me mani6re. Elles se noncent souvent b le pouvoir d6finir. Mais toutes, arriv6es a un certain moment de leurs recherches sont oblig6s, quand bien meme ils s’interdiraient syst6matiquement de le sonder, d’admettre l’existence de quelque chose en dehors du relatif C’est ce que S浪エnomme l,inco皿aissable. Cest ce que Littr6 appelle une mer sans bornes, sur le rivage de laquelle lhomme est fbrc6 de s’arr6ter, n’ayant ni barque ni voile pour tenter de la parcourir. Qu’est-ce donc que cet id6al si longtemps parsuivi par Ia pens6e humaine?Ce sera ro均et de notre m6taphysique.(p.73)

XXI

知性k一理性一経験論

[A]経験論の種々の形態

   II y a皿e doctrine qui nie l’existence de la raison, et n’admet la perception ent6rieure et la conscience. Suivant les temps, suivant aussi Ies diverses f()rmes qu’e11e a rev◆tues, elle a port6 divers noms. Tantδt elle fait tout venir de la sensation, Elle est alors nomm6es sensualisme. C’est la th60rie de D6mocrite, et

apr6s lui celle de mP et du stoi6cime, Ils expliquent la connaissance par

les id6es-images. Selon eux,1’合me est mat6rielle connue le corps d’aprbs la th60rie qu’il n’y a d’acti’on, que du semblable sur la semblable, en outre, il se d6gage des corps gUi sont comme des images raccourcies de ce corps, et que les sensualistes

nommentε‘δωλα.Elles viennent l’imprimer dans l’白me, et y laissent une

empreinte repr6sentant les corps dont elles 6manent. Ces empreintes sont les

id6es.    Mais cette doctrine se perfectionnant on a vn que cette th60rie 6tait bien grossibre et l’on aJ’ointe la conscience ti la perception ext6rieure. On a dit alors que nos connaissances d6rivaient de l’exp6rience et d’elle seule. Cette doctrine,

construite pour la premibre fbis par Locke,est ce qu’on nomme l’em irisme.

Selon les eurpiriques,1’exp6rience est comme(p.74)une tablette de cire ou rien ne serait grav6, tabula rasa. C’est l’origine de 1’expression c61bbre de table rase.    De nos jours, en Angleterre, s’est construite la fbrme la plus parfaite de l’empirisme. Comme elle dohne une place importante a 1’associati n des id6es, cet

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E.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎

empirisme porte le nom d’associationnisme. C’est Dugald Stewart qui fit le

premier marquer l’importance du principe de 1’assoociation des id6es. Depuis lui, cette doctrine a fait fortune,《1a loi de l’association des id6es, dit Stuart Mil1,est arespirt ce qu’est aux corps la loi de la gravitation.》   Il faut remarquer la profonde diff6rence qu’il y a entre les associationnistes et les empiriques ant6rieurs. Les premiers reconnaissent que 1’esprit a une activit6 propre,61abore les donn6es exp6rimentales.11s reconnaissent a 1’esprit la facult6 de construire autre chose que ce qui lui est donn6, ce que n’admettent point les

empiriques anciens. Ce genre d’empirisme est surtout 6tudie dans-

de Hamilton et-, C’est sous ctte forme que nous allons

1,examiner.

[B]連想(連合)主義の解説

  Ainsi que nous 1’avons vu, la n6cessit6 des jugements rationnels consiste dans l’impossibilit6 de s6parer les deux termes qu’ils unisent. Stuart Mill explique cette impossibilit6 par 1’association des id6es et 1’habitude.   Tout d’abord, seron iui, cette impossibilit6 dont on parle l’est qu’actuelle. Rien n’Utablit que de tout temps elle ait et6 n6cessaire. En effet, bien des jugements qui

nous paraissent n6cessaires a←ne le semblaient point autrefois.王幽

ne croyait pas a la loi de la gravitation. Combien, des choses paraissent absurdes a nos pさres dont l’6vidence s’impose auj ourd’hui a nous!Rien ne prouve que c’est

6ternellement et n6cessairement que sont unis les deux termes d’un jugement

rationne1. Ce peut n’6tre que localement et provisoirement.    Aprbs avoir ainsi r6duit la n6cessit6 des jugements rationnls, Stuart Mill ramhne ces jugements a 1’association des id6es et b 1’habitude, En effet, d’apr6s une loi de notre esprit nous tendons b reproduire dans le m6me ordre deux id6es,

une]f()is que nous les avons associ6es dans cet ordre. Quand deux 6tats de

conscience se sont accompagn6s dans le meme ordre un certain nombre de fois,

1’esprit tend b les reproduire dans cet ordre, et avec d’autant plus de f()rce que l’exp6rience a 6t6 Plus fr6quemment renouvel6e. Lorsque cette fr6quence est sans exceptions,1’association(p.75)des id6es devient tellement forte qu’elle finit par etre indissoluble. Le jugements form6[est】dit alors n6cessaire. Il provient d’une association d’id6es ins6parables.    Comme toutes les discussions relatives a la raison sont concentr6es autour du

(23)

principe de causalit6, nou sallons examiner la genbse de ce principe suivant

Stuart Mill. L’esprit en construisant ce principe passe selon lui par deux

moments.

   10Un ph6nomene A et un ph6nombne B se produisent plusieurs fbis dans le

meme ordre. L,esprit de robservateur a alors une tendance a reproduire B aprbs

A.1/Apr6cede toUjours B sans qu’il se produise aucune’exception,1’esprit ne

pourra plus supposer A sans supposer B et arriveraらcroire que A pr6cbdera

toujours B.

   20L’esprit observe deux autres ph6nomenes C, D. Entre ces ph6nombnes il

constate la meme[connexion]qu’entre A et B. Il arrivera a donc croire que C pr6cbdera to円◆ours D. Passant a un autre couple de ph6nombnes il arrive a la

meme COnCIUSiOn.

  Ainsi, tous les ph6nombnes se pr6senteront a nous comme fbrmant des←

L,⊂,chacun d6ux ayant un ant6cbdent dont il est ins6parable, sous

lequel il n’existe jamais. L’ant6c6dent invariable est ce qu’on apPelle la cause;工Le

-.Dire que tout ph6nom6ne a un ant6c6dent invariable, c’est

dire que tout ph6nomene a une cause. [C’]反 論   Examinons les d6fauts de cette th60rie de Stuart Mill. D’abord, son auteur

commence par att6nuer autaut que possible le caractbue de n6cessit6 des

jugements rationnels. Pour cela, il nous fait voir que nous admettons comme vrais des jugements des jugements qui jadis ont paru absurdes. Mais absurdes ne peut

pas dire inconcevables三5et la caract6ristique des jugements rationnels est

justement d’etre tels que la contradictoire en soit inconcevable. Nous n’avons nul exemple de jugements inconcevables devenant concevables, ou vice rersa. Il n’y a donc lieu d’affaiblir en aucune fagon la n6cessit6 des principes rationnels.

   Voyons maintenant la seconde partie du raisonnement;et d’abord nous

reconnaitrons que la tendance a associer les id6es qui se sont plusieurs fois

produits ensemble est uncontestable. Mais va-t-elle jamais jusqu’b l’absolue

impossibilit6 de s6parer les termes qu’ell tend ti unir?Nous ne pourons l’admet七re, 11yaen e脆t des id6es ue nous unissons tou’ours et que nous pouvons[bien】, si

nous voulons, su oser d6sunies.Nous voyons sans cesse la nuit succbder au

jour et pourtant nous ne faisont pas du jour la cause(P.76)de la nuit, nous

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B.デュルケムのリセ・ド・サンスにおける《哲学講義》(その2)/小林幸一郎

concevons trbs皿jour continuer ou皿e nuit perp6tuelle. M Mausel a fort bien

r6fut6 Stuart Mill sur ce point, en donnant des exemples de ce genre.《On peut imaginer, dit-il, que la m6me pierre 99 fois dans 1’eau et surnage la centibme, bien

que l’exp6riece ne nous montre que le premier ph6nomene・L’exp6rience nous

montre toujours une tete d’homme sur des 6paules d’homme, une t6te de cheval sur un corps de cheval.11 n’y a pourtant[nulle】impossibilit6 pour nous a nous

repr6senter un centaure.》L’exp6rience n’engage donc ユam旦i幽le notre

    ノ pensee・

   Appliquons ces objections a la genbse du principe de causalit6. Examinons

d’abord le premier moment du raisonnement. De ce que A a toujours succ6d6, B, on n’en peut conclure que A pr6cedera touj ours B. Lorsque l’id6e de A se pr6sente aresprit, celui-ci a une tendance a penser 6galemen七B, mais point de n6cessit6.

   Voyons maintenant le second moment. On observe qu’un certain nombre de

ph6nomenes sont pr6c6d6s d’ant6c6dents invariables. De quel droit 6tendrait-on

cela a tous ph6nomenes,futurs comme pr6sents ou pass6s?Quelque usage que l’on

en fasse,1’association des id6es ne perment pas de franchir l’abime qui s6pare le pass6 de l’avenir.   Ces deux raisonnements peuvent se ramener au type sulvant:   une succession rhgulibre a 6t6 constat6e un certain nombre de fois.   or, ce qui est constat6 un certain nomfre de fois est vrai de   tous les cas analoques.   La succession constat6e est donc la meme dans tous les cas.    Le vice de ce raisonnement consiste en ce que la mineure est admise sans d6monstration, et rien ne permet a Stuart Mill de supposer une conformit6 entre les cas observ6s et les cas analogues non soumis encore a l’observation. E旦」⌒ cette mineure n’est rien autre chose ue le rinci e de causalit6. En effet, pour qu’on ait le droit d’admettre d’une manibre g6n6rale, cette universalit6 d’un rapport de sucession plusieurs fbis constat6, il faut qu’on sache d匂a que tous les

ph6nom6nes sont dispos6s en couples ins6parables. En d’autres termes, il faut

qu’on sache dej a qu’ils sont tous soumis a un ordre inflexible de succssion, c’est-a- dire a la lui de causalit6.Le raisonuement de Stuart Mill[n’arrive]a son but qu’en posant dans toute sa g6n6ralit6 le principe de causalit6. En un mot on construit ce dernier en le supPosant.

(25)

[D]結 論

   L’exp6rience ne nous permet donc pas d’expliquer en nous la pr6sence des

jugements rationnels. Nous pouvions pr6voir、 d’avance cette conclusion・(P・76)

Nous se trouvons[ni]en effet, appliqu6e a la th60rie de la raison, une doctrine que nous avons deja r6fut6e. C‘est la doctrine qui cherehe a ramener nos 6tats de conscience les plus divers b un m6me type originel. Mais ctte r6duction ne peut se faire qu’en effagant artificiellement les diff6rences r6elles qui s6parent les choses

compar6es. L’empirisme est plus ou noins coh6rent,plus ou moins fbrt, suivant

qu’il met plus ou moins d’art b diminuler cette diversit6. Mais elle ne peut la d6truire. Ce qui est diff6rent reste tel malgr61es doctrines. Avec des sensations

su iective,disions nous,1’on ne peut rien construire←. Avec des

ph←旦, on ne peut pas constuire I’id6e de substance. Avec du S}g111t2i11gg111lt on

ne peut rien construire de n6cessaire. On a beau accumuler les v6rit6s

contingentes elles ne changent pas de nature. On ne peut trouver dans

l’exp6rience ce qui en est la condition m◆me.(p.78)

XXII

知性m一理性一進化論遺伝の理論

[A] 進化論の一般的諸原理

  La l6gon pr6c6dente a 6tabli, en r6fUtant l’empirisme, que 1’exp6rience individuelle ne suffit pas expliquer en nous la pr6sence des jugements rationnels. Mais l’empirisme de nos j ours a pris une forme nouvelle, qui lui permet d’6chapper aux objections que nous lui avons faites. Une 6cole anglaise admet que les jugements sont inn6s chez

1’indivi u, mais pense qu’ils d6rivent d-. Sans doute, dit-il,

chaque homme de notre 6poque ne construit pas dans son esprit ces id6es premibres que les rationalistes attribuent a une facult6 sp6ciale la raison. Chacnn apporte toutes [faites】dans son intelligence ces id6es et les jugements qui en d6coutent. Mais ils sont un d6p6t form6 par 1’exp6rience, accumu16 de 1’espbce. Tout le monde sait et reconnait

que I]des choses sont transmises par voie h6r6ditaire des ascendants aux

d6scendants.1・a doct]dne dont nous pouvons expliquer ainsi toute la connaissance. La raison peut etre alors d6fin6e:1’ensemble des connaissances h6r6ditaires.   Cette th60rie de formation de la raison par voie h6r6ditaire n’est qu’une partie de la

参照

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