『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって : コレットの作品中のレズビアニズムを手がかりに
15
0
0
全文
(2) 57.
(3) ĐLJ&ƎMƮB, 44ĒŗïŗŠMB), ]jm4´ù4dvPpdMŪH1 îĵ µȟĝ ŀ. ]jm5 1873 ľǍ?J'1871 ľǍ?J4ezcm .5{U~jZǷƥǓčŦ1FIǩ®4čĉÝ$,LJ4Ǝ ª0/M.C1ȁʀ&ïƎª4´ĥ&(-I ]jm.zcm5.C1$J%JĒŗïŗŠǑŗïŗŠ1č 1ɬLH)&.5ʼnG4´ùǓGCáÑIC(KN $4F0ŘŠÂñMč)9G1Çȹ-I=/14Ťǁ,& L-50.HLzcm4Ǎ&NjĆ1),5Ēŗ4$JF HCIJ7$D1§BJ0J60G0Ŝ)& Ȏ5Èɗ4ǣHí-)&XR TϦɡ-4_-ïĻC ɬº5ő"CĨ10G0)&.5ȹļ1¡1´ĥ.,Ƭ1 íĞĂ-)& ¦.C1 1920 ľʑƓ1bWnqÞǵǷ ʍǹaOUǵMŸ)&.4CÁǀ1,5đĔ0Ȉ-I ¡1ƄşMūí´ĥïĈ-)&C44]jm5Ĥ5
(4) ǿǼ0 C4.ǿ0C4 ʅ1932ʆ4-zcmdvPpdMáÑ Ż,0.Mŵž!IʼnĒ4ŬÓ/4F0C4-)&4 ]jmȘɎ5$J-5dvPpdM/Ż,I4ǹ1*, ƗDZ-ȍ,@&
(5) ĐLJ&ƎMƮB, 1IOmSRĜ. $4ĒçɛDP{iq4Ēŗɬº0/4Ɛƍ0ɬºŗM]jm.
(6) 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. 58. ıɪ,IdvPpd4HFMȲɦ1B0GËȍ& . ʉʈ
(7) ĐLJ&ƎMƮB, 44ĒŗïŗŠ4ąɺ zcm5
(8) cĥ4=; -Ǒ4ĝ4F0ơĝM,I OmSRĜ.$4Ēç'(Mǘą#ǃ4ŖÐMÌƺ!Iƪɤ0ą ɺMŻȼȎ5$JMİƅ4ɓ1ɱJ,ǜƀ!I$4ąɺM«1 ŃǏF. Dans l’échancrure de son corsage de crêpe Mlle Vinteuil sentit que son amie piquait un baiser, elle poussa un petit cri, s’échappa, et elle se poursuivirent en sautant, faisant voleter leurs larges manches comme des ailes et gloussant et piaillant comme des oiseaux amoureux. Puis Mlle Vinteuil finit par tomber sur le canapé, recouverte par le corps de son amie. Mais celle!ci tournait le dos à la petite table sur laquelle était placé le portrait de l’ancien professeur de piano. Mlle Vinteuil comprit que son amie ne le verrait pas si elle n’attirait pas sur lui son attention, et elle lui dit, comme si elle venait seulement de le remarquer : « Oh ! ce portrait de mon père qui nous regarde, je ne sais pas qui a pu le mettre là, j’ai pourtant dit vingt fois que ce n’était pas sa place. » [.....] « Sais!tu ce que j’ai envie de lui faire à cette vieille horreur ? » dit!elle en prenant le portrait. Et elle murmura à l’oreille de Mlle Vinteuil quelque chose que je ne pus entendre. « Oh !tu n’oserais pas. —Je n’oserais pas cracher dessus ? sur ça ? » dit l’amie avec une brutalité voulue. Je n’en entendis pas davantage, car Mlle Vinteuil, d’un air las, gauche, affairé, honnête et triste vint fermer les volets et la fenêtre, [.....](1). J5Ɣð0Ēŗ/4a-
(9) ĐLJ&Ǝ 44ĒŗïŗŠ4 l.C0IOmSRĜ4Ēç'(4àðŗ5U`{c lf(2) 1FI.C.C.5Idžģ4ðMŴ)&Ēŗ-)&..
(10) 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. 59. .-IăǸɚǯ-àðŗəN-)&.ŵžǍŤ ɚǯǦDzM.,0J,I ?&Ô4ĒŗïŗŠȎ.,5ĒÄ4P4ð66ŃJI ʼnĒ5ǑȮ4ĒÄ-OmSRĜ.ï ^4Ē -Iyj Z4ŌėĖQ.4ɬºu{jZ4[n}k-cYh 10HƉP{iq.C/DGǕLɬºMŴ),$I. Le flux de mes angoisses s’échappa à torrents. Léa, c’était la comédienne amie des deux jeunes filles qu’Albertine, sans avoir l’air de les voir, avait un après!midi, au casino, regardées dans la glace. Il est vrai qu’à Balbec, Albertine, au nom de Léa, avait pris un ton de componction particulier pour me dire, presque choquée qu’on pût soupçonner une telle vertu : « Oh !non, ce n’est pas du tout une femme comme ça, c’est une femme très bien. » [.....] Albertine oubliait ce dernier mensonge!là, le quatrième, et un jour où elle voulait gagner ma confiance par des confidences, elle se laissait aller à me dire de la même personne, au début si comme il faut et qu’elle ne connaissait pas : « Elle a eu le béguin pour moi. Trois, quatre fois elle m’a demandé de l’accompagner jusque chez elle et de monter la voir. L’accompagner, je n’y voyais pas de mal, devant tout le monde, en plein jour, en plein air. Mais arrivée à sa porte, je trouvais toujours un prétexte et je ne suis jamais montée. » Quelque temps après Albertine faisait allusion à la beauté des objets qu’on voyait chez la même dame. D’approximation en approximation on fût sans doute arrivé à lui faire dire la vérité, une vérité qui était peut!être moins grave que je n’étais porté à le croire, car peut!être facile avec les femmes, préférait!elle un amant, et maintenant que j’étais le sien n’eût!elle pas songé à Léa. Déjà, en tout cas pour bien des femmes, il m’eût suffi de rassembler devant mon amie, en une synthèse, ses affirmations contradictoires pour la convaincre de ses fautes ([.....])(3)..
(11) 60. 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. P{iqDP5ȯɳ0ŘŠÂñMǨ!&Bý.C.JIʼnĒ& (4ȹÑ1ȼȎ5ɞHÒJ0ǕŝM*4G#IP0/5ïŗŠɋ÷ MŴ)&ORWpcm41ī,CŠŜMš. ,IG?. 1ŘŠƢơ5OUa1ĩN-I4F1ķ@1ơ 0gR z4ŘŠMP1ŻÐ!zcm-IJ1ī,´ĥɫ4 ]jm5Ǝ1äȻ¹M§B!zcm5ƛ&,ĒŗïŗŠ MŻ,04'K. ʊʈĒŗïŗŠMŻ´ĥ]jm4zcmŬÓ ȘɎCïŗŠÂñMŴ*]jm51907 ľG 1909 ľ1L&), dvPpd1ɬ!IǤȇ ǠJ2Č . ƒŊ4ƻ . ǥ1, . bgr jm MɳȾ1Ǘȭ!IG1
(12) ǿǼ0C4.ǿ0C4 .Uj eR4-5ĒŗïŗŠMBIș÷ƴȍĪMıɪ!I$-ʼnĒ5 zcm4´ù1Cȹæ!I4-I. [.....] Et Marcel Proust déjà la charge, vingt ans plus tôt, d’appétits, d’habitudes, de vocabulaire scandaleux, montrant ainsi qu’il la connaît peu. Depuis que Proust a éclairé Sodome, nous nous sentons respectueux de ce qu’il a écrit. Nous n’oserions plus, après lui, toucher à ces êtres pourchassés, soigneux de brouiller leur trace et de propager à chaque pas leur nuage individuel, comme fait la sépia. Mais — fut!il abusé, fut!il ignorant ? — quand il assemble une Gomorrhe d’insondables et vicieuses jeunes filles, dénonce une entente, une collectivité, une frénésie de mauvais anges, nous ne sommes plus que divertis, complaisants et un peu mous, ayant perdu le réconfort de la foudroyante vérité qui nous guidait à travers Sodome. C’est n’en déplaise à l’imagination ou l’erreur de Marcel Proust, qu’il n’y a pas de Gomorrhe. Puberté, collèges, solitude, prisons, aberrations, snobisme…. Maigres pépinières, insuffisantes à engendrer et avitailler un vice nombreux, bien assis, et sa solidarité indispensable. Intacte,.
(13) 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. 61. énorme, éternelle, Sodome contemple de haut sa chétive contrefaçon(4). 66ȹLJIF1zcm4^4ŻÍ1ɬ,5ț øȝĒ&(.4ĉȮ&ȝɸľ&(-H?&P {iq.4ĒȮ&PxjnP^cir-I.! I0G4ǰ4ŗ4ȊŽ5]jm4ŬÓ4īɆ-K 4ŃǏ-]jm5ǧ1. ƯJ0ĸč0ƭɝ4fn5^ 4éI1ɌG2Ū0ƢÀM4ƉGȱ*B,I .Ƒ,I 4ņƎǩ®1,5ǑŗïŗŠ1ƫ,Ēŗ4ïŗŠ5. ǫā4ŁƫɑǚEID-H$J5ņƎ4ǑŗŐ4ǩ®4 HƉCɬº,I ĒŗïŗŠȎ&(5ɗļaPc15.G GJ0)&ǾƖ4Ǝª1),dvP4Ǔ5Ȝȫ4. ȬȮM?.),ɾ»4ǶMŲ),&.CȹI'Kzc mǑŗïŗŠMǟ)ñGéHI.-&4ȵ¢ 0),GŊ4.-)&.MŖ6ĒŗïŗŠ5ʼn1.),Ǒ ŗïŗŠMɀIɰ4 ɱJ@4 .,?Éí1ňǴ)&CǣJ 0J1ī,țøȝĒ&(MĒ&(4??ƑJI őȰ)&.]jm5$Gȍ&4-50'K $J-5^4ǓMFǣI]jm4Ū1I.Ēŗï ŗŠ5Ĥɰ/4F1ȭljJI4'KʼnĒ54ɬºM/Ŷ ,&4'K. ʋʈ]jm5ĒŗïŗŠM/Ż,I4 ]jm1,ɀHŪȘÑ&(4dvPpdMɀI´ù1 ,566Ší:&H4Ēŗ&(5ǑŗM5. B.&. GEI¦ɫɬºM´ù4ƜGBÐ!4F-I
(14) ȧȢ4Ȩ 1 ,CʼnĒ&(5ȘÑ&('4 njǍƲ 41ŃCHĊ Ǔ5ʼnĒ&(15?I-ĞĂ04F'.
(15) 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. 62. [.....] Regarde bien ! car rien n’est pareil ici à notre enclos de l’an dernier, et cette année, jeune encore et frissonnante, s’occupe déjà de changer le décor de notre douce vie retirée...(5).. Ǭ&( 5ȘÑ&(4ǓM7&!GɩĊǓGɴJ,:&H' 4ɬºM´H$41ɩ. CK.!I&CʼnĒ&(4ǍƲ4. Ǝɫ.ąũǓGɝɯ,GJ,I4.ljĤ4ƎMƤ&dz ɫ!0L(:&HĞĂ,Ią.ƎɫƐƍ10IF0ȭlj ǏGJI. Unies pour le meilleur et le pire, elles ne dédaignent rien. Leurs belles mains se disjoignent pour les travaux du ménage, répandent les semences potagères, borné : (6) -5ʼnĒ&(4ǍƲ4ü@5),C$J«Ċ1ɲǚ0Ðƚ5 ³CɉG0ʼnĒ&(MéHĹȘǀ$JGĥM5. B.&Ɗ. ļǍƲDƃƨ4ơĝ0/ţMB,ɀGJI.5ȹC(K NdvP4Xjz04-IGʼnĒ&(4ŗǚ0ɬº5ņǀȹ æJI. [.....] Alors je pourrai me réfugier en toi, avec de confuses plaintes injustes, des soupirs excédés, des crispations qui maudiront le jour déjà venu, la nuit si longue à finir, le bruit de la rue... Car je sais bien qu’alors tu resserreras ton étreinte, et que, si le bercement de tes bras ne suffit pas à me calmer, ton baiser se fera plus tenace, tes mains plus amoureuses, et que tu m’accorderas la volupté comme un secours, comme l’exorcisme souverain qui chasse de moi les démons de la fièvre, de la colère, de l’inquiétude...(7). ]jmń!I.K4dvPpd1IŔƠ5ʼnĒ&(4.
(16) 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. 63. ɬº40-&.ǷȌ4C4-01,C'G.),ɐȲ JIŗƝ4C4-50³#4ŃǏ1IF1. ʒʓ?'Ǭ4Ƭ Ŵ(ȣ(ǡ0)&G0&4Yc5FHăų0C4.0H0& 4Ū5FHŜǂǚ0Ū.0H0&5Ǭ1ŔƠMJI'K?I-Ǭ Gǂ)>DŕHDĠMɕÐ!Ɓ4F1ƒʁ4śʃū4F 1 .ǯ4Ņƾ04-IGĤɰdvPpd4ĢȖŗ 5´-Ƌǧ1ɀGJI. Deux femmes bien éprises n’évitent pas la volupté, ni une sensualité plus éparse que le spasme, et plus que lui chaude. C’est cette sensualité sans résolution et sans exigences, heureuse du regard échangé, du bras sur l’épaule, émue de l’odeur de blé tiède réfugiée dans une chevelure, ce sont ces délices de la présence constante et de l’habitude qui engendrent et excusent la fidélité(8). .5ȹ-4ĢȖŗ5¡1£LJI?0Dȓ1ÿ&ȗ ʂ1CIʄ410/ɲǚ0²4ɢÑ1F),ȿɅJIC4- HLEIŗǚ0ƦƕÊß!Iɭģǚ0ş÷-4ĢȖ-50$J5dvPpd4ƗɈ5]jm4ąí²/1ƮBGJ,I 4-K. La pudeur qui sépare deux amants, pendant des heures de repos, d’ablutions, de maladie, ne se glisse guère entre deux corps jumeaux, pareillement affligés, voués aux mêmes soins, aux mêmes chastetés fatidiques…. Une femme s’émerveille, s’attendrit de ressembles à une femme aimée, et s’apitoie…. [.....] Ce n’est point de la passion qu’éclôt la fidélité de deux femmes, mais à la faveur d’une sorte de parenté. [.....] J’ai écrit « parenté » quand il faudrait peut!être écrire« similitude »(9). 4ŃǏǨ!.HʼnĒ&(5èĝ4F1ȘÑ1°,IĞĂ1Ń.
(17) 64. 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. ħ#GJI?&ȑ²ǚ1CǽǪǚ1C ¦4ɫ4 ɽ°ŗ $ dvPpd4ƗɈMŇŤ$4ƗɈ1Ą+,ïɈ4ĞĂ-IĒŗ ïĈȂ8©GJI.L' ʼnĒ&(5Ǒ)>ĒŗMƕA4-50ɽ°ŗ1ī!IwP0xO gc!0L(ǝ¡4ïŗŠÂñ1Ō),ĒŗĒŗMēA4-I ĒŗïŗŠȎ&(5Ǒ)>Ēŗ.¾ɧȎ-5ư,0$JEÊ ɺǚ1CĊɺǚ1CǑ4F15ȱ0ĤɰʼnĒ&(5ɽ°Mē@ ¡4ɜMēAL-504F1]jm1,5dvP pd4ĄǛ1I45¡4 ɽ°ŗ -I.ȍ4C.ʼnĒ& (4ü@Mķ@1ŻÍ,IƼzcm.5ǔ0IȲƼ4Ŵ(F -IF'. ʌʈzcm1Ifn.^. fn.^ .
(18) ĐLJ&Ǝ 1IgRmMŇŤ!I *4ȐƑ4ǒ5 ǰ4ïŗŠ4ɫ4amMȱɆŏ,I 4F-I4gRm5ac.4Ю1Ę?H
(19) þLJ4Ē D
(20) Ƴå)&P{iq MóA..C1Qp FH¿H&ɼɒ-I-ŞģJ,Iam5Ĥ5 ĿŞ-IF'
(21) ĐLJ&Ǝ 4fn.^5$J%JǑŗïŗŠĒŗïŗŠ. ,ï. 1ȱIư,$-5001FHfn5$4ɬºŗ. &'(1ƋǙ10I^5*?-CɄ4??-Ia c.4Ю4ąɺ-!?ɷô!Ifn5 fn.^ I 4ɨɃȍĘ?H$4ŊÆɺǚ1Ƀ. GJI$4Ɖ^. 4Ɖ5ĭɁ4ăǸ!!A1*JIJ*@ɵ*ȯɳMć! JG *4Ɇŏǚ0ǒ4ɫ4ɹīǮ5LEI ȳɋ÷ 1LH ƌ&(-ljJ,I4 *4ǒȭL!ɬºŗ5"JCȼȎ4ȳ 4īɆ.0IǑŗïŗŠȎ&(·65acDV[{.
(22) 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. 65. pj_{o0/'5ȘÑ5ɱJ,I*CH-C Ȅ"GȎ10),IǑŗïŗŠ5acMȱ* acMȱ*IqQ4Ěɿ4F0 öǣ4 ǭĨ -Iɖ1^5bODu{jZ-č1ȘÑ Mȱ#8G!ȂįȒŐ4^4a1*,5³Cȱ#50 bO-ȼȎ5OmSRĜD$4ĒçɛMȳȱI ʼn4&B1ƸJIc|ZgZ5%..K-ĽK JI4'fn5ɎMɱ!ȱGJȅ^5ɷÐǖƬ÷-I1 CLG"ļ1$15ǭĨƣ&LI?&^5ġÆ1ȭɆI'1´-ʼnĒ&(4ȪÝƋJJ6ƋJIǯ1ìȸ 5ć,·6ȼȎDɂȎP{iqƗņ5ĒŗMē0 4/ƥǷ1LG00IF1 fn.^44F0ɹīǮŗMȍI0GŌƚG4 ǰ4ï ŗŠ4ɫ1I ȊŽ 4ȍ!0L(^M¶),fn4õǙD $4¬ɺIMǨ!.C40/5ǧ1¼ƧMőȰ.JI'K U`{clf5$G^4fn1ī!IıMź Ƀ!Iʅ10ʆ!0L(dvPpcĤ5ĭɁ4Ő-H$Jŋ 1ĢȖǚ-ȋǚ0l.,ɥȰ10I45dvPpcúǟ 4ïŗŠMljÐ,IG-I.4.5Ƿʋǵ-@&F1 ĒŗïŗŠ.C4Ēŗ&(4 ɽ°ŗ 1ī!IĺƮE1¨Ȏ. ,4ǑŗM?-CŹɮïɈ4ĞĂ.,ĒŗMĒŗ1Ȃ8*I .]jm4ŵž.ɥ0HíC4-Kǧ1OmSR Ĝ.$4Ēçɛ5bO-4ŧJ4").Ŋ- ƬʁǿǼ0ç Ŝ 1Õɛ!IGŠ.Ƽ1,C^5fnMÿICǣ J0ĤɰOmSRĜ.$4Ēçɛ4ŗǚ¾ɧMĴʁ;.ɏŽ #&ŊOmSRĜ4¦Ǎ5ʼnĒ$4ƩMC&G&.CȹI ɻƠĥ4´ùMƁ.1ŷGJI4-I.
(23) 66. 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. ʍʈƆğ4Țɼ.,4ïŗŠ $J1,CzcmCăų1ĭɁ41ïŗŠMŻÍ!I .Mť 5/ȍJ6F4'KïŗŠ5Ɔğ4k.,ɀ I1ɠ&ƘƇMż¸,I4'K ³FHC?" ěĕ .ÒHë-ȍ,@I0GïŗŠ4ǕŴ &JIĒŗMØ1,4cDȼȎ4ěĕ1FIȞ@5Ĭļ4C450u`jZD^iU«ƚƆğ1I¯ȃ1ȱI.Ēŗ ïŗŠ5Ēŗ4ƦƕǑŗ1Ǩ!ɄMȽń,@#Ic4ȞŚMŃ ɉ!45 ¦ŞÃ-0. -IPXQ4Xb s-P{iq.PnȕM)*,ɍIhc4'ȼȎ 1F),ȱŮJIĒŗ4Ʀƕ4džÔ0ɶ5ǧ1ʼnMȞBȅI c1,@,CWljm³4:1ƷG!³Ƭ0ȹȤĤ 5ʼn1ɥ4Iƛ&,Wljm5TlϦC 5¨4Ēŗ.ʼn15ŞÃC*2ƎMɚ&4/cȞŚ !IąɺMŃǏ,@F. [.....] Swann se rappela pour la première fois une phrase qu’Odette lui avait dite il y avait déjà deux ans : « Oh ! Mme Verdurin, en ce moment il n’y en a que pour moi, je suis un amour, elle m’embrasse, elle veut que je fasse des courses avec elle, elle veut que je la tutoie. » Loin de voir alors dans cette phrase un rapport quelconque avec les absurdes propos destinés à simuler le vice que lui avait racontés Odette, il l’avait accueillie comme la preuve d’une chaleureuse amitié. Maintenant voilà que le souvenir de cette tendresse de Mme Verdurin était venu brusquement rejoindre le souvenir de sa conversation de mauvais goût. Il ne pouvait plus les séparer dans son esprit et sérieux et d’important à ces plaisanteries qui en retour lui faisaient perdre de son innocence. Il alla chez Odette. [.....] « Odette, lui dit!il, mon chéri, je sais bien que je suis odieux, mais il faut que je te demande des choses. Tu te souviens de l’idée que j’avais eue à propos de toi et de Mme Verdurin ? Dis!moi si c’est.
(24) 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. 67. vrai, avec elle ou avec une autre. » [.....] « Je te l’ai dit, tu le sais bien, ajouta!t!elle d’un air irrité et malheureux. [.....] Mais, ne la lâchant pas, comme un chirurgien attend la fin du spasme qui interrompt son intervention mais ne l’y fait pas renoncer : Dis!moi sur ta médaille, si oui ou non, tu as jamais fait ces choses. « Mais je n’en sais rien, moi, s’écria!t!elle avec colère, peut!être il y a très longtemps, sans me rendre compte de ce que je faisais, peut!être deux ou trois fois. » Swann avait envisagé toutes les possibilités. La réalité est donc quelque chose qui n’a aucun rapport avec les possibilités, pas plus qu’un coup de couteau que nous recevons avec les légers mouvements des nuages au!dessus de notre tête, puisque ces mots « deux ou trois fois » marquèrent à vif une sorte de croix dans son cœur(11). [.....] ěĕ «Ċ1CǑĒMûL"ïŗŠȎ5ļ1Iǰ4ǭĨM& ĞĂ-IE1ȞŚȄ045ǧ-K(1Ħƌ1õǙ2ǭĨMů¦NjĆ.ŦL360G0L-$N0ïŗŠȎ5 Ɨņ1ĭɁ4F¦Ç-I.-I4F0ïŗŠȎM´¦ Dž.!I.-ĭɁōIC45Ĥɰč ǘą¦Dž4-Cdž1ORWpcm40/5Ɨņ1ǢǞ.Ƶ Ʊ1ƶ(,,DDC!I.ȯɳɚIǯ4¦ɫÃMô,IŴ(Ø 4ċȷǚ0ŗÂñ$4??1ʼn4ŗƝ5Ĥ1ċơ.ȹI'KN0 ȯɳ5ʼn4ïŗŠÂñMŮ1,ɀI.5-05"'C.C .Ɔğ4ɼ.,ɥȰ0±ȊMãBIŘŠ4k-IīɆïŗ -I.1FHIJ4¦Dž4ȞŚȆɔMFHnkQjZ1ljÐōI4-I .K-ïŗŠMƆğ4ɼ.!I´ĥ501Czcm1ɭ)& .-50b]ZmDbbrWcXRn {nkcYPnbjn$JGogZ xVnurRC$'KG1ijǐǾĎDƞȠȡC$4ɽ -IʼnG4´ù5ȏȋǚ-ǍƲšMš. #0ÂñHG15.
(25) 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. 68. ɹǍǎǚ0ȋ;4ăǡơ1ȱ,éJI$,$4F0džŏ5ÝDž ǚ.FHAKƟDžǚ.),ȚF0÷LIC.FHş ŒMŴ&0ƟDž5¦ɫ.ɜ),ȉśšC04-LEIȔŎǚ0Ȫ ƽ1ī,C³4ŰŭCȴ04-I$4Ȃƛ.,ű4ƪɤ Ǎ. D!4CòB0zcm4ĭɁ1ƟDž4ƏǨċȱGJI. 4C?&Ĥ-I ïŗŠȎacɛ4Ю4ąɺ5xcƙNJƸÛ4Û´ĥ _U{\jm
(26) zcmɃ 4-×ƹǚ0ȘɃMıɪ, I. Il est significatif que les images de Proust sont pour la plupart botaniques. Il compare l’humain au végétal. L’humanité lui semble être une flore, jamais une faune : aucun chat noir, aucun chien fidèle chez Proust. [.....] La fleur, la plante n’ont pas la volonté consciente ; sans pudeur, elles exposent aux regards leurs organes de reproduction. Et dans une certaine mesure il en est de même chez Proust pour les hommes et les femmes, dont la volonté est aveugle et acharnée mais jamais consciente d’elle-même, une volonté jamais abolie dans la perception absolue d’un sujet absolu. Ils sont les victimes de leur volonté. En proie à une activité ridicule et prédéterminée, ils s’agitent fébrilement dans les limites étroites d’un monde impur. Mais sans notion de pudeur. Il ne s’agit jamais de savoir s’ils ont raison ou tort. L’homosexualité n’est jamais définie comme un vice [.....](12). 0GǣŗMŴ&0ƟDž4F1šêŗ1œĤ0ʼn4ǘą¦Dž&( 5Ō), ŗ 4ĆǓMɊIĀɵMǣG0ʼnG5C.FHŗǚ0 ȦȩMȁʀ!I.C0?&řDȉşɅ.5ƿȈ-ȘG4Ʀ!IƗȖ 4??1ǍIG¦ɫx.,ŻJI.5ŗǚ0ȘǐM ¤êD!..4F-I .5ȹƆğ´ù1IïŗŠ4ɼƛ&ōIňÙ5³FHC.
(27) 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. 69. ´ĥ4Ȝȫȶ.4LH-ɀGJI<-KUc4Ǔ.HL ïŗŠ4Ǔ1I½¦4ŞÃÜ4ãBIč5$GǑĒ4Ř Š1I$JMɟ1ÏC4-504'Kǩ®DÖŁ4ƜȀ@ MɊ,£LJIċơ0Ʀƕ4ƛ,05¦ɫ4ŞÃÜMȘǐ1ɪț #IƆğ´ù.HLzcm4ĭɁǓȶ1č1ȈéGJ ,I.!I0G6ïŗŠ4ɼ1C&G!hRod5$ G´ĥ4Úɘ1ċč0ɇLjMC&G!.'K. Ȃ8. ]jm5zcm4 fn MʁȻ¹&- ^ 1 ī,5ű4ƶMCG,Izcm4^4ŻÍċJ Į0J ŗ 4ȊŽ1F),I0GJ5]jm4ŬÓ4īɆ .0I'K dvPMŻÍ!I]jm1,@J6fn.^4ɹīǮŗ 5č1ȍŢ1ÅJGJI<04'ŌƚG4 ǰ4ïŗŠ4ɫ1 I ȊŽ 4ȍ!0L(^M¶),fn4õǙD$4¬ɺI MǨ!.C40/5ǧ1¼ƧMőȰ.JI'K$, ^ 5?-C ^ .,ɂ?JI<-$-),$ G0I ŗ 4ċơȭljJōI4'. 注 ʅʉʆMarcel Proust, A la recherche du temps perdu, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 4. volumes, 1984-1989, t. I, pp.160!161.. ʅʊʆElisabeth Ladenson, Proust lesbien, EPEL, 2004, pp.112!117. ʅʋʆProust, op.cit., P. t. III, pp.651!652. ʅʌʆColette, Le Pur et L’Impur, P. t. III, p.628. ʅʍʆColette, Les Vrilles de la vigne, P. t. I, p.977. ʅʎʆColette, Le Pur et L’Impur, P. t. III, p.624..
(28) 『失われた時を求めて』の中の女性同性愛をめぐって. 70. ʅʏʆColette, Les Vrilles de la vigne, P. t. I, p.972. ʅʐʆColette, Le Pur et L’Impur, P. t. III, pp.617ʇ618. ʅʑʆ ibid., p.616. ʅ10ʆElisabeth Ladenson,, op.cit., pp.13!14. ʅ11ʆProust, op.cit., P. t. III, pp.355!357. (12ʆSamuel Beckett, Proust, Les Editions de Minuit, 1990, pp.102-103 BIBLIOGRAPHIE Œuvres, en 4 volumes, sous la direction de Claude Pichois, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1984, 1986, 1991, 2001 Œuvres complètes, en 15 volumes : Flammarion, édition dite « du Fleuron », 1948–1950 A la recherche du temps perdu, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 4 volumes, 1984-1989 Correspondance de Marcel Proust, texte établi, présenté et annoté par Philip Kolb, 21 volumes, Plon, 1970-1993, t.I–XXI Julia Kristeva, Le génie féminin, t.III, Fayard, 2002 Elisabeth Ladenson, Proust lesbien, EPEL, 2004 Samuel Beckett, Proust, Les Editions de Minuit, 1990 Michel Mouligneau, « Proust et Colette », Bulletin Marcel Proust, n°23, 1973, pp.1683–1685
(29) ]jmȥ´ɲ ȱƑŨ1971 Æɲ
(30) ĐLJ&ƎMƮB, ɲȟǩ
(31) zcmÆɲ 16 Ƒǻ ǺſƑŨ1989
(32) Ȼ¯zcm ǺſƑŨ2001
(33) zcmâDžɿ ǺſƑŨ2002 tumjm
(34) ]jm ĶȩłĝȺďÇɃǩ1992 Ķȩłĝ
(35) zcmG]jm; ÇƈƑ1991 ĭɦEHĝ
(36) ę.Ē4ɫ ďčğÐDŽɢ1998. ʅ¥ɣɘŇȜȫčğÎƂŸʆ.
(37)
関連したドキュメント
名の下に、アプリオリとアポステリオリの対を分析性と綜合性の対に解消しようとする論理実証主義の
90年代に入ってから,クラブをめぐって新たな動きがみられるようになっている。それは,従来の
中世に巡礼の旅の途上で強盗に襲われたり病に倒れた旅人の手当てをし,暖かくもてなしたのがホスピスの
創業当時、日本では機械のオイル漏れを 防ぐために革製パッキンが使われていま
町の中心にある「田中 さん家」は、自分の家 のように、料理をした り、畑を作ったり、時 にはのんびり寝てみた
ファミリーホームとは家庭に問題がある子ど
7 ) Henri Focillon, ‘L’Eau-forte de reproduction en France au XIXe siècle’, Revue de l’art ancien et moderne, 28/ 1910,
賠償請求が認められている︒ 強姦罪の改正をめぐる状況について顕著な変化はない︒