• 検索結果がありません。

Vol.29 , No.2(1981)118Toru Yagi「A propos du nipatana」

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

シェア "Vol.29 , No.2(1981)118Toru Yagi「A propos du nipatana」"

Copied!
4
0
0

読み込み中.... (全文を見る)

全文

(1)

A propos

du nipdtana

Toru Yagi

Quand it se produit des inconvenients concernant l'interpretation ou l'applica-tion d'un su (tra) panineen, it se voit d'une faeon generale deux attitudes pour les resoudre. L'une est: apporter une modification au systeme grammatical de Panini ou poser a titre de varttika les elements complementaires a ad joindre au su. en question. L'autre est: essayer de resoudre ces inconvenients par tous les moyens possibles a l'interieur du systeme grammatical de Panini. Cette derni-ere est celle que Patan jali s'est proposer d'appliquer dans son Bhasya. Diverses te-chniques adroites y apparaissent, qui sont enumerees et expliquees par F. Kielhorn dans son article intitule "Notes on the Mahabhasya, 7. -Some devices of Indian Grammarians" (The Indian Antiquary, August 1887). Nous verrons ici Tune d'entre elles, le nipatana "f orme presentee toute-f aite", conf ormement au debat

du Bhasya sur le su. 6. 4. 2 "halah".

Le su. 6. 4. 2 "halah (dirghah 3. 111, sarnprasaranasya 3. 139, angasya 1 (2))" veut dire: une voyelle longue apparait a la place de la finale d'une base ter-minee par un samprasarana qui se trouve apres une consonne f aisant partie de la base. Dans la formation de huta-, adjectif verbal de hve-, par exemple, etant donne qu'au stade de hu-ta- (6. 1. 108<hue-ta- 6. 1. 15<hve-ta- 3. 2. 102<hve-) la f orme hu- satisf ait toutes les conditions requises pour l'application du su. 6. 4. 2, la voyelle longue u remplace le saprasarana u selon ledit su. D'ou la for-me desiree huta- est bien realisee.

Mais, quanta la forme trtzya-, ledit su. ne s'y applique pas bien que toutes les conditions requises soient satisfaites. A partir de tri- la forme tri-tiya- est realisee selon le su. 5. 2. 55 "trek sampprasaranam ca". Ensuite tr-tzya- selon le su. 6. 1. 108 "samprasaranac ca". A ce stade, t de tr- satisfait la condition "hal (ah) ( consonne)" en consideration du su. 1. 1. 71 "adir antyena saheta" et des Siva-su. 5-14; r recoit le nom technique "samprasarana(sya)" selon le su. 1. 1. 45 "ig yanah samprasaranam", et tr- le nom technique "arnga(sya) (base)"

(2)

-965-A propos du nipatana (T. Yagi) (14) selon le su. 1. 4. 13 "yasmat pratyayavidhis tadadi pratyaye 'ngam"; etant don-ne que la f orme tr- satisf ait ainsi toutes les conditions requises, on s'attend a 1'application du su. 6. 4. 2.

En realite, ledit su. ne s'applique pas a tr-tiya-. Pourquoi? Par la commence le debat du Bhasya. A l'egard du present probleme Patanjali indique deux sol-utions. L'une est celle qui recourt a 1'anuvrtti "reconduction" (Solution I), l'au-tre est celle qui fait appel au nipatana "forme presentee toute-faite" (Solution II).

Solution I:

La mention "an (ah)" du su. 6. 3. 111 "dhralope purvasya dirgho 'nah" est reconduite dans le su. 6. 4. 2. Et l'indice n du pratyahara "enonce condense" (an) est celui pose dans le Siva-su. 1 "a i u n" et non pas dans le Siva-su. 6 "la n". La construction du su. 6. 4. 2 e

st donc: "halah (dirgho 'nah 3. 111, sam-prasaranasya 3. 139, angasya 1 (2))", dont le sens est: une voy elle longue appa-rait a la place de la finale dune base terminee par un samprasarana a la fois etant (an) (a, z ou u) et se trouvant apres une consonne qui est partie de la base. Puisque r ne satisf ait pas la condition "an (ah)", ledit su. ne s'applique pas.

L'adversaire insiste alors pour que la reconduction de la mention "an (ah)" soit entravee par la mention "ik (ah)" du su. 6. 3. 123 "ikah kale". En d'autres termes, c'est la la mention "ik (ah) "qui est reconduite dans le su. 6. 4. 2 et non pas la mention "an (ah) ". Ainsi la construction dudit su. est: "halah (dirghah 3. 111, ikah 3. 123, samprasaranasya 3. 139, angasya 1 (2))". Le sens est: une voyelle longue apparait a la place de la finale dune base terminee par un samprasara-na a la fois etant (ik) (i, u, r ou l) et se trouvant apres une consonne qui est partie de la base. Au stade de tr-tiya- la forme tr- satisfait toutes les conditi-ons requises, vu que le samprasarana r est bien (ik). II y a donc risque d'ap-plication du su. 6. 4. 2.

Mais, d'apres le def enseur, la reconduction de la mention "an (ah)" n'est pas entravee par la mention "ik (ah)"; elles sont reconduites l'une et l'autre dans le su. 6. 4. 2. Dans ce cas la mention "ik (ah)" qualifie la mention "an (ah)". La construction [dudit su. est donc: "halah (dirgho 'nah 3. 111, ikah 3.

(3)

-964-(15) A propos du nipatana (T. Yagi)

123, samprasaranasya 3. 139, angasya 1 (2))". Le sens est: une voyelle longue ap-parait a la place de la finale d'une base terminee par un sasnprasarana a la fois etant (an) qui est (ik) et se trouvant apres une consonne qui est partie de la base. Etant donne que r n'est pas "(an) qui est (ik) "-it n'est ni i ni u ledit su- ne s'applique pas a trtiya-. Le probleme est donc resolu. Ce qui est une de deux solutions indiquees par Patan jali.

Le debat accessoire:

D'apres l'adversaire it y a un inconvenient dans cette solution. Si les mentions "an (ah)" et "ik (ah)" sont reconduites dans le su. 6. 4. 2, ell

es risquent d'etre reconduites dans le su. 6. 3. 138 "cau (purvasya dirgho 'nah 111)" aussi. Ainsi la construction du su. 6. 3. 138 est: "cau (purvasya dirgho 'nah 111, ikah 123)". Dans la formation de avaca (Inst. sg. de avanc-) par exemple, etant donne qu'au stade de ava-o-c-a le deuxieme a du membre anterieur ava- ne satisfait pas la condition "(an) qui est (ik)", le su. 6. 3. 138 ne s'applique pas. You' la forme

indesiree *avaca.

Pour eviter cet inconvenient, it suffit, d'apres le def enseur, de reconduire la mention "an (ah)" seule.

Tout de meme, dans ce cas, it s'ensuit, d'apres l'adversaire, un autre incon-venient. Dans la formation de kartrca (Inst. sg. de kartranc-) par exemple, vu qu'au stade de kartr-o-c-a- le r du membre anterieur kartr- ne satisfait pas la con-dition (an), le su. 6. 3. 138 "cau (purvasya dirgho 'nah 111)" risque de ne pas s'appliquer. D'ou la forme indesiree *kartrca.

A cela, le defenseur rappelle que la forme kartrca est une forme non attestee. Dans le cas present it faut suivre l'axiome suivant: "yathalaksanam aprayukte (on se conf orme a la regle en cas de f orme non attestee)". En d'autres termes it n'y a aucune regle applicable a la forme non attestee.

Solution

Dans cette solution ni la mention "an (ah)" ni "ik (ah)" ne sont reconduites. La construction du su. 6. 4. 2 est donc "halah (dirghah 3. 111, samprasaranasya 3.

139, angasya 1 (2))", dont le sens est: une voyelle longue apparait a la place de la finale d'une base terminee par un samprasarana qui se trouve apres une consonne faisant partie de la base. Etant donne qu'au stade de tr-tiya- la

(4)

-963-A propos du niiatana (T. Yagi) (16) me tr-' satisfait toutes les conditions requises pour l'application du su. 6. 4. 2, it y a chance d'application dudit su. Pourquoi ne s'applique-t-il pas? Parce pue trtiya- est une forme presentee toute-faite ("nipatana"). Si ledit su. pouvait s'y appliquer it s'ensuivrait la forme *trtiya-, en sorte que la mention "trtiya-" dans le su. 2. 2. 3 "dvitiya-trtiya-caturtha-turyany anyatarasyam" serait tout a fait absurde. Malgre cela Panini lui-meme, en fait, pose la forme trtiya-, ce qui revele que ledit su. ne s'applique pas a trtiya-. D'ou it est, a ce propos, conclu: "badhakany eva nipatanani, (les formes presentees toutes-f aites entravent definitivement les regles qui leur sont contraires)" (pbh. 110).

huta-(ac jectif verbal de hve-) hve-(dh. 1. 1057, "ya jadi")

hve-ta-(3. 2. 102, -ta (kta) 1. 3. 8, & 9, (nistha) 1. 1. 26, "bhute" 3. 2. 84, k-it, (pratyaya) 3. 1. 1, "parah" 3. 1. 2, "dhatoh" 3. 1. 91, (krt)

3. 1. 93, (dhatu) 1. 3. 1)

hue-ta-(6. 1. 15 conf. a -1. 1. 50. "samprasaranam" 6. 1. 13, (samprasarana) 1. 1. 45)

hu-ta- (6. 1. 108, "purvah" 107, ekadesa 84)

) hu-ta- (6. 4. 2 conf. a 1. 1. 50, "dirghah" 6. 3. 111, (dirgha) 1. 2. 27, "angasya" 6. 4. 1, (arnga) 1. 4. 13, "samprasaranasya" 6. 3. 139,

(hal) 1. 1. 71, tadantavidhi 72, antadesa 52)

trtiya-

tri-) tri-.tiya- (5. 2. 55tri-) "tiyah" 54, "tasya purane" 48, (pratyayatri-) 3. 1. 1, "parah" 2, (taddhita) 4. 1. 76, (pratipadika) 1. 2. 46, (samprasarana) 1. 1. 45, r) r conf. a 1. 1. 50)

tr-tiya- (6. 1. 108)

(Graduate Student, Kyoto University)

参照

関連したドキュメント

Presque aussitôt nous entendîmes un objet lourd tomber dans l’herbe : la toile que nous avions abandonnée non loin de là devait être tombée avec le chevalet. Alors que tu

Dans cette partie nous apportons quelques pr´ ecisions concernant l’algorithme de d´ eveloppement d’un nombre et nous donnons quelques exemples de d´eveloppement de

Il est alors possible d’appliquer les r´esultats d’alg`ebre commutative du premier paragraphe : par exemple reconstruire l’accouplement de Cassels et la hauteur p-adique pour

On commence par d´ emontrer que tous les id´ eaux premiers du th´ eor` eme sont D-stables ; ceci ne pose aucun probl` eme, mais nous donnerons plusieurs mani` eres de le faire, tout

III.2 Polynomial majorants and minorants for the Heaviside indicator function 78 III.3 Polynomial majorants and minorants for the stop-loss function 79 III.4 The

191 IV.5.1 Analytical structure of the stop-loss ordered minimal distribution 191 IV.5.2 Comparisons with the Chebyshev-Markov extremal random variables 194 IV.5.3 Small

のようにすべきだと考えていますか。 やっと開通します。長野、太田地区方面  

– Navier–Stokes equations for compressible fluids: global existence and qualitative properties of the solutions in the general case, Comm.. – On the existence of stationary solutions