• 検索結果がありません。

L'actualite du droit syndical sous la crise des syndicats en France

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

シェア "L'actualite du droit syndical sous la crise des syndicats en France"

Copied!
42
0
0

読み込み中.... (全文を見る)

全文

(1)

L'actuahtё

du drOit syndical sOus

la crise des syndicats en F'rance

Kanta OWADA

I La crise des syndicats et les doctrines sur les syndicats

(1) Les continuitOs et changements dans ies roformes du gouvernement 酌Iitterrand

(2) La crise des syndicats

① La crise de la syndicalisation des syndicats et la recomposition syndicale

(a) La baisse des effectifs des syndiqu6s et la desyndicalisation (b) La recomposition syndicale

(C) Iメunification de l'Europe et les syndicats ② La crise d'identification

(a) L'institutionnalisation des syndicats et la desyndicalisation (b) La dё fiance de la reprosentativitO des syndicats

③ La crise sous le gouvernelnent de gauche -la baisse de sa raison d'ё tre

(3) La nouvelle orientation de la doctrine sur les syndicats II Le gouvernement Mitterrand et les syndicats

(1) Les caractё res du gouvernement iVIitterrand

(2) La politique sur les syndicats dans le gouvernement Mitterrand 廻D L'orientation de la politique sur les syndicats

② La relation industrielle dans l'entreprise et des syndicats (3) La politique de transformer des syndicats en association

(2)

The Hikone Ronso No.304

② La position des syndicats dans le gouvernement Mitterrand ③ Les dlbats sur la d6finition des syndicats

I La crise des syndicats et les doctrines sur les syndicats

(1) Les continuites et changements dans les roformes du gouvernement Mitterrand

〈1〉 Nous essayons d'analyser les nouvelles tendances des thOories du droit syndical qui sont apparues sous l'influence des conceptions de la crise dёs syndicats et rOformes des 10gislations du syndicat.

E)'abord,1l faut envisager le point de vue des continuites et changements dans la politique du gouvernement Mitterrand et nous voulons montrer comment ces continuitOs et changements se roalisent dans des roformes du

l ) travail.

く2〉 Des caractOristiques de la continuitё dans des rOformes du travail

par le gouvernement WIitterrand se basent par les faits que les essentielles parts des rёformes du travail sont les rOsultats des luttes revendicatives exigOes par des salariёs et syndicats.II s'agit,par exemple,de la r6duction du temps de travail et le droit d'arrOter son activitO en cas d'accident.

Le problёme de la roduction du temps de travail,Ctant traitO dans le cadre de la politique contractuelle des partenaires sociaux, est le resultat des nёgociations entre organisations salariales et patronales depuis les annOes 1970.

En ce qui concerne les lois Auroux,al'6pOque du gouvernement Giscard d'Estaing,le Rapport Sudreau (1975)et la PrOposition Barre(1979)sur la rOforme de l'entreprise ont otё posOs et on peut y trouver quelques contenus

1)En parlant des points de vue des continuitOs et changements, on peut estilner,en mOme ternps,son aspect des universalites et spOcialitOs.

(3)

L'actualitO du droit syndical sous la crise des syndicats en France 3

en relation avec les derniёres reformes sous des formes diverses. Ces problё mes sont traitOs dans les rapports entre salari6s et patrons depuis les annёes 1970,Ainsi,la plupart de ces derniё res rёformes sont la reconnaissance et la concrOtisation des niveaux internationaux ou ё tran‐

gers.C'est sous ces aspects que nous pouvons estirner la part positive des continuites des rOformes dans le sens od ces r6formes peuvent soulever des

problёmes qui sont posOs sous l'ancien gouvernement.

ヽ在ais, d'autre part, on doit montrer l'existence de la part nё gative des continuitOs, c'est‐a‐dire, la continuitё ou l'aggravation de la crise des syndicats ou rnouvements syndicaux.Les rOformes du gouvernement Mitter‐ rand ne peuvent pas donner de remё des a cette crise,en plus sa venue au

pouvoir a acceler6 1'emergence de la crise.

Cette existence de la part negative est l'ё16ment important pour estirner les r6formes du gouvernement httitterrand.

〈3〉 Ainsi,on peut envisager les roformes du gouvernement Mitterrand du point de vue des continuitOs,rnais il ne faut pas nogliger la valeur des nouveaut6s ou ё venements faisant ё poque de cette rOforme des anciennes institutions.

1l faut reconnaitre beaucoup d'importance au changement dans les rё for‐ Ines du travail.Le fait que le dёpute de l'OppositiOn(RPR)ait critiquё le

gouvernement et la majorit6 pourquoi lls n'avaient jamais deposO des

2 )

propositions de rёformes du travail,montre que des rOformes peuvent se rOaliser en consOquence de la venue au pouvoir de Francois MIitterrand. C'est l'6mergence du gouvernement Mitterrand qui a fait rOduire la lirnite

2)Philippe sOwi弓 礎puto,attrlna北 (sOance du 24 1nai 1982)(Sl l'article L.411‐1血 code du travai1 0tait si oppressif et si restrictif,pourquoi,morlsieur ie IIllluStre,n'en avez‐vous pas vous‐mOme proposO la modiication P"(J.0.du 25 mai 1982,Dttats,A.N.,p。2467.)

(4)

maxilnum a 40 heures de travail.Ici,nous pouvons et devons accepter la

part positive des changements dans des rё formes du travail par le gouverne‐ ment Mitterrand.Aussi,si la crise des syndicats ou mouvements syndicaux

est accёler6e ou transformOe par l'6mergence du gouvernement Mitterrand, c'est qu'1l existe les ё16ments du changement.La naissance de la nouvelle conception sur le syndicat est consider6e comme l'61ement du changement. En somme, le point de vue des changements dans les rofOrmes par le

gouvernement et son aspect de la rupture lui donne le caractё re fon‐ damental.

Fond6 sur ces points de vue, nous allons ё tudier l'actualite du drOit syndical se faisant manifester sous des problё mes de la crise des syndicats ou mouvements syndicaux et des roformes du travail par le gouvernement

Mitterrand.

(2) La crise des syndicats

く4〉 N'irnporte quelle soit sa position, on insiste sur la crise des syndicats ou mouvements syndicaux.E;ien que le contenu et la signification qu'on lui donnc sOnt diffOrentes selon sa position, 1'existence mOme de la crise est acceptёe par les syndicats eux‐ rnёmes,A/1ais la compr6hension sur le caractёre de cette crise et sa signification a beaucoup de nuances entre les

organisations syndicales,en consOquence, on doit souligner la crise inhOr―

3)Les dirigeants de la CGT ont iongtemps refusё la nOtion de la crise jusqu'au dёbut des annOes 1990.Car c'est contribuer a Otablir l'idёe de dOclin syndical(Guy GrOux et RenO Mouriaux,LA C.G.T.,Crises et alternatives,Economica,1992,p.258.).

Andro Bergeron,alors ie secrOtaire gonoral de la FO,a renonco a la crise,en parlant 〔tNous n'avons pas de crise du syndicalisme a FOo Nous ne perdons pas d'adhOrents, nous en gagnons. La difficuitO, c'est qu'1l n'y a plus rien a nogocier a cause du rigorisme du gouvernements."(Michel Noblecourt,La lente mutation du syndicalis‐ m e , I I , L e M o n d e d u 2 1 m a r s 1 9 8 4 , p . 3 3 . )

(5)

L'actualitO du droit syndical sous ia crise des syndicats en France 5

ente a une certaine organisation syndicale plut6t que la crise gOnё rale commune a toutes ies organisations syndicales.

En plus,nous devons envisager,en particulier,1'influence de l'Omergence du gouvernement Mitterrand sur le phё nomё ne et la cause de la crise.

ICi nOus allons montrer les concluslons briё vement.

La victoire politique de F.A/1itterrand et sa venue a la pr6sidence,a acc616 la crise des syndicats et mouvements syndicaux,alors qu'1ls devaient s'en fёliciter.

Ici,on doit discuter des problёmes concernant la relation fondamentale entre les organisations syndicales et le pouvoir gouvernemental ou les partis politiques,plus essentiellement,le contenu et la raison d'ёtre ou sa significa‐ tion du droit syndical.C'est pourquoi on doit discerner la crise des syndicats de la crise des mouvements syndicaux.

Nous allons envisager,comme on va lire ci‐ dessous,le ph6nomё ne et la nature de la crise sans remettre en cause la position sur laquelle elle est traitёe.

(1) La crise de la syndicalisation des syndicats et la recomposition syndicale

(11) La crise d'identification

(lil) La crise sous le gouvernement de gauche一 -la baisse de sa raison d'ёtre

Enfin,nous essayons d'analyser son influence sur la th6orie des syndicats.

GD La crise de la syndicalisation des syndicats et la recomposition

syndicale

ヽdans ia mesure od elle fait appara↑tre des erreurs et pousse ainsi a un retOur aux sources.Aprёs 100 ans,syndicalisme,plus que jamais!,Syndicalisme CFTC,No 192, avril 1984,p.2.

(6)

6 The Hikone Ronso No。 304

(a) La baisse des effectifs des syndiqu6s et la desyndicalisation

く5〉 C'est la baisse des effectifs des syndiqu6s qui peut prouver la crise des syndicats comme le phOnomё ne le plus concret. 4)

DOfaut de la facon objective d'estilner le nombre des syndiquOs en France,

1l est trёs difficile de compter le nombre des syndiquOs ou calculer le taux

5 )

des syndicalisations correctementロ

ヽ在ais,fondO sur quelques sources diverses,syndicales et extOrieurs,c'est

4)Le nombre des syndiqu6s est,genoralement,calcu16 sur le nombre des cotisants.11 est indiqul qu'll existe rarement deくRcheck‐off"(En deca des portes de l'usine,votre syndicat n'est pas valable,Libё ration du 23 rnars 1984,p.12.),mais ie code du travail

(1'article L.412-2)1'interdit expressOment. Donc, les organisations syndicales elles‐ mёmes doivent directement percevoir des cotisations.En agissant du bas pourcentage des collもctes des cotisations,des syndicats essaient d'adapter le PAC (pr01ё vement automatique des cotisations).Ce n'est pas absolument le problё me technique.I)'une part,comme au JapOn la tradition de check― off,en facilitant des collectes des cotisa‐ tions et l'organisation des syndiquёs,a contribu0 1e maintien du taux des syndiquOs. E)'autre part,la tradition des collectes directes des cotisations en face des syndiquOs est reconnue pour avoir donnO beaucoup de la combativitO au syndicat par l'inter― mOdiaire de la progression des communications et solidarites entre syndiquOs.

En lnOme temps,1'affaiblissement financier des syndicats ies a obligO de dOpendre de l'aide publique pour sa finance (1'obtention des subventions).Ce fait est,Ogalement, 1'O10ment de promouvoir l'institutionnalisation des syndicats.Donc,1l faut voir co■ 1-ment l'introduction du PAC va influencer la complexitё des syndicats,

Un ёpisode:Le nombre d'adhOrents que la CGT a annonco en avril 1995 estinfOrieur a celui que la CFDT a affirmO. La CFDT se prOtendait la prelniё re organisation syndicale francaise.出 Iais NIarc Blondel,le secrOtaire gOnOral de la FO,en disant〔 Rles organisations syndicales lnentent sur ce suiet(le nombre d'adhё rents)par tradition", indiquait que le renversement entre la CGT et la CFD■ i ne correspond pas a la rёalitё

(Liaisons sociales,No l1915 du 18 avril 1995,p.2.).La modification de l'ordre entre des syndicats qui se fonde sur le prё tendu nombre des syndiquOs se heurte a la politique ёtablie de l'institutionnalisation des syndicats.

5)MIichel Noblecourt indique que le taux des syndiquOs en 1989 est i 5,6% (dans la section d'entreprise privee),20,60/。(dans la section d'entreprise nationalisOe)et 17,2%

(dans ia fOnction publique)(Michel Noblecourt,Les syndicats en questions,Ё ditiOns ouvriёres,1990,p.34.).D'autre part,Pierre Rosanvallo■1'estilne a 9%en 1987(Pierre Rosanvallon,La question syndicale,Callnann‐ LOvy,1988,pp.14 et 265.).

(7)

L'actualitO du droit syndical sous ia crise des syndicats en France 7 sdr que depuis une vingtaine d'annoes chaque organisation syndicale a perdu

son effectif massivement.

Nous avons fait le tableau (No l), en citant des chiffres, soit publios officiellement par chaque confOdё ration syndicale sOit estirn6s par les

O

experts exterieurs. D'autre part, dans ie rosultat des 61ectiOns des re‐ pr6sentants du personnel au conlitё d'entreprise, des candidats n'appar, tenant pas au syndicat(les nOn_syndiquOs)ont augmentё le pourcentage des voix obtenues,Ce fait,ё galement,11lustre le phOnomё ne de la desyndicalisa‐ tion (le tableau No 2). 1l faut nOter que dans le rosultat des 61ectiOns

effectuOes en 1991,le taux des voix obtenues des candidats n'appartenant の

pas au syndicat a depass6 300/。 ,etle taux de la CFE)T a dё passO celui de la

6 ) V . , D o m i n i q u e L a b b ё ,La syndicalisation en France depuis 1945,CERAT,1995.; Dorninique Labbo, Trade Unionisln in France since the Second Worid War, West

European Politics,Vol. 17, No l,January 1994,p. 146. ;Dolninique Labbё ,Jacques Derville etヽ在aurice Croisat,La syndicalisation a la CFI)T dans les annoes 1990,IRES, 1993,p. 102.;]=uguette Bouzonnie,L'ё volution des effectifs syndicaux depuis 1912: essai d'interprёtation,Revue francaise des affaires sociales, No 4, octobre―docembre 1987,p.59.;Antoine Bevort et Do1linique LabbO,La CFDT:Organisation et audience depuis 1945, Documentation francaise, 1992, pp. 147 et 150. ; Guy GrOux et Reno 出Iouriaux,Op.cit.,pp.112 et l13.;Antoine Bevort,COmbien de syndiquё s en FranceP, Esprit,No 138,rnai 1988,p.104.;Les organisations syndicales,Liaisons sOciales,No l1320 du 19 novembre 1992,pp.17,51,82,110,132 et 151.;Antoine Bevort,Compter

ies syndiques,mothOdes et resultats,la CGT etla CFDT:1945‐1990,Travatl et Emploi, No 62,janvier 1995,p.40.;MIichel Pigenet,Les finances,une approche des problё mes de structure et d'orientatin de la C.G.T.(1895‐ 1914),Leヽ 在ouvement Social,No 172, juillet‐septembre 1995,p.63.;Syndicalisme:la vOrito des chiffres,Liaisons sociales,Le WIensuel,No 107,mars 1996,p.6.

7)Selon le bilan des olections de dё llgation unique du personnel par la 10i du 20 decembre 1993(prё s de l loO ёlections ёtaient intervenues en 1994 dans les entreprises dont l'effectif est compris 50 et 200 salaries),les non_syndiquOs sont seuls candidats dans plus de la moitil des OlectiOns de dёlegatiOn unique.Les non,syndiques Obtiennent 58,5%des suffrages exprimos(CGT:11,6%des suffrages exprimos,CFDT:13,2%,

CFTC:3,6%,FO:6,4%,CFE― CCC:1,9%,autres syndicats:4,7%).Liaisons sOciales,No l1907 du 5 avril 1995,p. 1.

(8)

CGT,En lnOme temps l'augmentation du nombre d'abstenants est l'016ment irnportant pour la desyndiacalisation qu'on ne peut pas nogliger.

Ainsi, la crise de la force d'organisation est concrOtisle par deux phenOmё nes.

-la baisse du nombre des syndiqu6s.

一-la progression de groupements de salariё s non syndiquOs,par exemple les representants Olus du personnel au cornito d'entreprise n'appartenant pas au syndicat.

Ces derniers phenOmё nes sont communs a des activit6s des mouvements et orttanisations a type des coordinations.

Dans ce sens, cette crise des syndicalisations n'est pas seulement un problёme d'ordre numorique, mais pourrait menacer la raison d'ё tre des syndicats,en sorte qu'on ne peut pas trouver de solutions effectives de cette crise en relation avec d'autres crises.

く6〉 Or,ce qui est important,c'est a OtO accё lOrё depuis l'6mergence du

que ce recul des forces des syndicats 助 gouvernement Mitterrand en 1981. 8)1l faut remarquer l'importance de la rogression des forces des syndicats sous le

gouvernement WIitterrand en rapport avec l'epOque du Front populaire en 1936. En 1936,des salariOs Otaient unifies a la cGT,et le nombre des syndiques prenait un grand essor,et l'occupation de l'usine augmentait.Le mouvement syndical detenait un rOle important pour obtenir ia conquOte sociale.出Iais,aprёs l'emergence du gouverne‐ ment ヽ 4itterrand, des syndicats ne pouvaient pas arrOter la tendance du recul du nombre des syndiquOs.Il y a aussi la division des syndicats au niveau national.Dans cette situation, des syndicats ne mobilisaient pas les salarios pour faire roaliser la politique du gouvernement WIitterrand.Donc,au rapport sur l'ann6e 1936,on peut dire que le recul des forces des syndicats n'est pas seulement le problёme numё rique,rnais le problёme de la complexitO des syndicats.En plus,on peut se demander pourquoi le gouvernement dirige par la gauche ne peut pas prё venir ce phenomё ne de la crise.

Au point de vue comparatif international,Jelle Visser indique la particularito de la baisse du taux des syndiquOs sous le climat politique dans l'annoe 1980 en France avec le cas pour l'Espagne.V.,Jelle Visser,Syndicalisme et dosyndicalisation,Le ttlouve‐ m e n t s o c i a l , N o 1 6 2 , j a n v i e r ‐m a r s 1 9 9 3 , p 。3 3 .

(9)

L'actualitO du droit syndical sous la crise des syndicats en France 9

C'est considOrO comme,d'une part,le resultat du conflit ou de la competitiOn du pouvoir des representatiOns entre l'organisation syndicale et le parti politique et, d'autre part, la consOquence d0 1a politique sur le syndicat menOe par le gouvernement Mitterrand.

Plus pr6cisemment,1'int6gration des syndicats vers la relation industrielle dans l'entreprise est l'objet d'un renforcement du statut des syndicats dans rentreprise, de mOme que s'orienter vers la stabilisation des syndicats

(1'organisation corporatiste), donc a la capacitO d'affaiblir l'organisation の

syndicale.Voila nOus avons rencontro la spOcificit6 et la profondeur de la crise des syndicats depuis l'annOe 1980 a la difforence de la crise gOnerale des syndicats, Ainsi, ces phOnomё nes, comme nous l'avons dit plus haut, devait soulever des d6bats sur la th6orie sur les syndicats.

(b) La recomposition syndicale

く7〉 S'agissant de la crise de la syndicalisation qui s'expose a la plus mauvaise situation dans l'histoire du mouvement syndical,la recomposition syndicale est devenue l'actuel problё me. Cette recomposition syndicale signifie la transformation du principe des organisations syndicales

francaises ainsi que la coexistence des cinq confё dOrations centrales syndicales(cGT・ CFDT・ FO・ CFTCoCFE‐ CGC).Donc, en prevOyant la transformation de la raison fondamentale(pluralisme syndical)de la 16gis‐

1 0 )

lation du travail en France,on doit s'intOresser a sOn aboutissement.

9)Le compte rendu du gouvernement qui a exa■ linO les dix ans aprёs ia promulgation des lois Auroux, indiquant que l'objectif du llgisiateur de renforcer le mouvement syndical ne s'est pas rёalisO,souligne qu'1l est urgent d'aider le mouvement syndical a retrouver un grand nombre d'adh6rents dans des sections dynanliques et implantoes dans un nombre plus grand d'entreprise,MIichel Coffineau,Les iois Auroux,dix ans aprёs,Documentation francaise,1993,p.94.

(10)

En plus,ce qui est trёs important,ce n'est pas la seule modification du bilan du rnouvement syndical.Par exemple,dans le processus de l'exclusion de quelques syndicats de la FEN, le principe de la composition des diri‐ geants entre diverses tendances syndicalistes, qui est un des systё mes des dOmocraties syndicales, a ё tO abandone. ce fait montre que la raison ou l'institution qui Otatent auparavant otablies sont maintenant transformOes. Le conflit entre la FE,N et la FSU en ce qui concerne la reprё sentativitO syndicale ainsi que les dёsignations des dO10gu6s aux organismes profession‐ nels et les distributions des subventions est apparu, et a donno beaucoup d'influence sur le systёme traditionnel comme la repr6sentation syndicale

(la notion du syndicat le plus reprOsentatif)et le pouvoir reprOsentatif des syndicatse Ces situations pour la recomposition syndicale pourrait trans‐ former le systёme fondamental du droit syndical en France.

〈8〉 Correspondant a ces tendances des mouvements syndicaux en ce

qui concerne la recomposition syndicale,une sOrie de roformes des lё gisla‐ tions du travail ainsi que les lois Auroux a envisag6 de transformer la part

principale de la 10gislation sur les syndicats.

E)'autre part, quelques conventions collectives ont introduit des disposi‐ tions,par exemple,de l'institution des chё ques syndicaux;elles ont essayё de modifier l'ordre Otabli se fondant sur le principe traditionnel du pluralis‐ me syndical.

(C) L'unification de l'Europe et les syndicats

ヽ niveau chaque representativitO de l'UNSA etla FSU.Le conseil d'こ tat a recOnnu,le 31 janvier 1996,la reprёsentativite de la FSU,deux ans aprё s sa fondation(Liaisons sociales, No 12107 du 2 fOvrier 1996,p。 2.). Ce long cours montre la difficulto dans l'institutionnalisation des syndicats d'obtenir la qualitO du syndicat ie plus re― prOsentatif pour la nouvelle organisation syndicale.

(11)

L'actualitё du droit syndical sous la crise des syndicats en France ll

〈9〉 Comment les syndicats francais veulent‐ 1ls faire face a l'unificati‐ on europё enne P L'unification du march6 europ6en oblige l'intё gration du marche du travail,et le rlarrangement des organisations professionnelles au niveau de chaque profession est en cours. Dans cette orientation vers l'unification du rnarchё du travail,les rnouvements syndicaux sur le plan de l'Europe pourrait Otre l'opportunitO pour les syndicats francais se situant dans la crise.On va noter quelques situations des mouvements syndicaux francais faisant face a la crise.

(i) Conventions collectives visant a la dOuble affiliation

Les syndicats CFTC ont conclu des conventions collectives visant a la double affiliation avec l'organisation suisse.Cette disposition a pour objet

de rOpondre a l'exigence des salaries travaillant en circulant au‐dela des

ll) frontiёres et y dOvelopper le mouvement syndical.

(11) L'affiliation a l'Organisation internationale

一‐La CFDT est autorisёe a s'affilier a la clsL(COnfOdёration inter‐ nationale des syndicats libres)malgre l'Objection de la FO.1l faut remar‐

quer son choix en mome temps que l'orientation du mouvement.

一―La CGT a dernando son affiliation a la cES(COnfOdё ration europOenne des syndicats),mais sa delnande a to萌 ourS 6t6 rdetOe.D'autre part,la CGT a dOcidё de dOrnissionner de la Fヽ 任S (FOdё ration mondiale des syndicats).Ainsi,la CGT est,aussi,obligOe de clarifier sOn orientation internationale.

De son cOtO,la CES pourrait se demander si en rassemblant des syndicats de diverses tendances, elle savait obtenir ia force ilnmense comme l'or‐

ganisation centrale unifiOe europOenne.

11)V.,Syndicalisme CFTC,No 243,mars 1989,pp.22 et 23.;Le travailleur d'Alsace,No 194,fOvrier‐mars 1989,pp.l et 3.;L'ECHO,BATI‐ MAT‐ TP CFTC,No 17,janvier‐ mars 1989,pp.4 et 5.;REG10N WIULHOUSIENNE,W13 du 22 fё vrier 1989.

(12)

〈10〉 】De l'autre c6tO du Conseil d'Europe,1l faut rnarquer le processus de la Charte sociale europёenne.Auparavant,on a insistO sur la nOcessitO de la

politique sociale sur le plan des communautOs,Inais le Conseil eurOp6en a dёcidl de renoncer a l'Otablissement du code unifiO du travail en raison du respect des diversites natiOnales,de l'autonoHlie des partenaires sociaux et du drtt des Ё tats membres deに ぶferer dansに domttne sod菜 .コ faut remarquer la situation et le r61e des syndicats dans l'encadrement des relations industrielles, y compris le cornite europ6en d'entreprise, aprё s l'unification de l'Europe.

② La crise d'identification

(a) L'institutionnalisation des syndicats et la desyndicalisation 〈11〉 Le mouvement syndical en France a obtenu le fruit historique de faire ёtablir des statuts et droits des syndicats comme l'institution.

L'institutionnalisation des syndicats se rOalise dans le cadre de l'Ёtat et

1 3 )

aussi dans le cadre des relations industrielles.

Surtout,le fait que des syndicats reprOsentatifs ont le monopole du droit

12)ttConclusions du Conseil social sur l'espace social" (du 22 juin 1984)affirlne i La CommunautO ne pourra renforcer sa coh6sion Ocono■ 1lque face a la cOncurrence internationale si,en lnOme temps,elle ne renforce pas sa cohOsion sociale.La politique sociale doit donc Otre dOveloppё e au niveau de la Communaute,au mome titre que la politique Oconollique,rnonOtaire et industrielle.

L'ёtablissement du code unifiё du travail a du Otre abandonnё a cause de l'objection dure de ra part de l'Angleterre. Dans cette occasion, 1'avis sur les droits sociaux fondamentaux colnlnunautaires par le Cornitё econolnique et social a insiste sur le fait que la politique sociale communautaire n'a qu'une ilnportance secondaire dans

l'achevement du MIarcho intOrieur.Il y a une grande divergence entre cet avis et les conclusions du Conseil social en 1984.V.,Liaisons sociales,Doc.,No 21/89 du 16 mars 1989.

13)On estilne que la loi Auroux a institutionnalise le syndicalisme dans l'entreprise. Hubert Landier,Le Syndicalisme francais a‐ t―il un avenirP,Les Notes de coniOncture sociale,No 193 du 2 avril 1984,p.27.

(13)

L'actualitO du droit syndical sous la crise des syndicats en France 13

de conclure des conventions collectives,obtiennent le systёme de l'extension

g6nOrale et ont la nlission de gOrer l'organisation publique ainsi que la sOcurit6 sociale, 1'assurance des ch6mages et l'allocation des retraitOs, signifie que des syndicats passent, au‐ dela la capacitё de reprёsenter la

profession,un genre de de■ li service public,1'institution quasi publique. L'institutionnalisation des syndicats elle‐InOme n'est pas inh6rente a la soci6tl francaise, mais elle, qui est combinё e avec la notion de la re‐ pr6sentativitO des syndicats a la francaise,signifie l'institutionnalisation du pouvoir de la reprOsentativitё du syndicat le plus reprёsentatif.En plus,ici,

1 4 ) les syndicats,repr6sentant Hlieux la soci6t6 civile que les partis politiques, sont reconnus de la capacitё non pas seulement des salarios mais aussi des citoyens en gOnoral.

La raison et la facon de faire du syndicalisme rovolutionnaire correspond a cette th60rie.Enfin,la frontiёre entre des syndicats et des partis politiques devait ёtre devenue ambigde.

〈12〉 Mais, de l'institutionnalisation des syndicats naissent les deux maux.

E)'une part,des syndicats institutionnalis6s se sёparent de plus en plus du rnilitantisme qui est la tendance traditionnelle et donlinante du syndicalisme francais.Des syndicats vont appeler des ё lecteurs et l'opinion publique.Des revendications pour la croation de l'institution et des revendications unifi6es sont plus attach6es a l'institutionnalisation des syndicats,et des llilitants sont devenus rnёcontents d'ёtre mobilisos pour distribuer des tracts et de ne jamais les Oditer.

Ainsi, la divergence entre des dirigeants syndicaux et des lnilitants est nOe.En ce sens,la crise du syndicalisme est la crise du Hlilitantisme.

(14)

14 The Hikone Ronso No.304

E)'autre part,au fur et a mesure que des syndicats ont obtenu un statut comme institution,des syndicats ont perdu l'influence populaire.

L'institutionnalisation des syndicats va sёparer des syndicats de l'adhO‐ rent:L'utilitO sociale de l'institution syndicale est dOcoup10e de la notion de

participation individuelle. L'institutionnalisation des syndicats, donc, ne 1 5 )

peut pas organiser des salaries. Ainsi, malgr0 1'institutionnalisation des syndicats,des syndicats vont perdre l'influence populaire.L'exemple est la desyndicalisation ainsi que l'augmentation du taux des voix obtenues des candidats n'appartenant pas au syndicat dans l'61ection professionnelle.

Quand l'organisation des salariёs est parrainёe par l'institutionnalisation des syndicats par la lol,la raison d'ёtre et la vitalit6 des syndicats cornlne l'autonornie collective sont comprornises. La crise des syndicats apparait

1 6 )

comme cette antinoHlie. Cette tendance est, comme on voit plus loin,

acc016roe par la politique transformant des syndicats en association sous le gouvernement MIitterrand.

〈13〉 La raison par laquelle l'institutionnalistion des syndicats apporte ces lnaux est expliquёe par l'auteur critiquant la politisation des syndicats: le pouvoir syndical se fonde de plus en plus sur les prOrogatives qui lui sont confOrёes par la loi et de moins en moins sur la confiance que lui accordent

1 7 )

les salarios. Ainsi, le fait que le fondement et le fonctionnement des syndicats dOpendent de la lol,a acc010r6 1a politisation des syndicats.

15)Pierre Rosanvallon, Le Centenaire ne peut plus cacher ses defauts de jeunesse, LibOration du 21 mars 1984,p.15.

16)GOrard Lyon‐ Caen indique que la faiblesse gOnOrale du mouvement syndical francais est inscrite dans la loi.Gёrard Lyon‐Caen,Droit syndical et rnouvement syndical,Droit social,No l,janvier 1984,p.7.

17)Hubert Landier,Hardi carnarades d1lёguёs,Le Quotidien de Paris,No 1345 du 21 mars 1984, p. 22.;Henri Gibier et Thierry Gandillot, La vie sans syndicats, Nouvel &〕OnOmiste,No 433 du 2 avril 1984,p.42.

(15)

L'actualitё du droit syndical sous ia crise des syndicats en France 15

C'est sans doute que le mouvement francais favorise des revendications

pour la crёation de l'institution,et par la donne trOp d'importance a la lutte pour la 10galisation.

Mais,on ne doit pas penser que des maux donnOs par l'institutionnalisa‐ tion des syndicats sont nOs de cette tendance de la 16galisation。 いブIieux, 11 faut conclure que l'institutionnalisatiOn des syndicats est combinёe avec le corporatisme pour donner ces rnaux.En d'autres termes,1'institutionnalisa, tion des syndicats porte atteinte a la fOnction des syndicats pour satisfaire des revendications (syndicats de service), et par ce fait des syndicats

1 8 )

perdent des intOrOts des salariOs.

E)'autre part, 1'institutionnalisation des syndicats va facilement tomber dans une trappe de la dOfense des avantages acquis,et accё lorer le glisse‐ ment des syndicats vers le corporatisme, le clientё lisme ou le groupe de

19) presslon.

Du mOrne point de vue,Paul WIarchelli,le prosident de la CFE‐CGC,1'a reconnu franchement et a fait une autocritique:les organisations syndicales auiOurd'hui font du clientolisme et non du syndicalisme responsable.Nous schOrosons la situations. Nous bataillons pour l'acquis et nous sornlnes

2 0 )

incapables de nous prOjeter dans l'avenir.

Le corporatisme des syndicats, s'agissant de mOler la dofense des avantages acquis avec l'int6rOt politique, est combin6 avec le pluralisme syndical et cOnsolide facilement la divislon syndicale. L'6Hliettement, qui

18)Onl'indique en comparaison du syndicat allemand.V.,Un anniversaire lnorose,Les EchOs du 21 mars 1984,p.5.Michel Noblecourt insiste sur le fait que le syndicalisme de services n'est pas dans la tradition francaise.V,,MIichel Noblecourt,Les syndicats en questions,op.cit.,p.38.

19)Edmond Maire indique,く 【Attention,le syndicalisme risque de devenir un groupe de pression des plus forts,de favoriser la montOe des corporatismes et de perdre le sens de la solidaritO."(100 ans de droit syndical,CFDT WIagazine,No 83,mai 1984,p.6.) 20)MIichel Noblecourt,La lente inutation du syndicalisine,I,op.cit.,p.40.

(16)

21)

est caractёristique du corporatisme francais,avec la coexistence de plusiers organisations syndicales,rend difficile la nOgociation collective au mOme niveau et est en danger de s'incliner vers le corporatisme sectaire.

く14〉 E)'autres aspects,les individus ont des aspirations personnelles plus fortes.1ls veulent que le syndicat ne se contente pas de garantir un certain nombre de droits pour tous,mais qu'1l donne a chacun plus de libertё de

2 2 ) choisir ses propres horaires de travail,sa propre formation professionnelle.

Pour le syndicat,il faut respecter tant la dё fense des intorots collectifs

que l'aspiration individuelle.

Cette tentative apparait,pourla CGT,comme coniuger le spOcifique et le gOnOral:ё tre le syndicat de chacun pOur bien otre le syndicat de tous.Et pour la CFE)T,c'est l'affirmation progressive de nouvelles identitё s collec‐

2 3 )

tives plus proches de l'individu,Inais il est difficile pour les syndicats avec le corporatisme de chercher clairement son orientation.

Ici,nous pouvons trouver la cause des rnaux que l'institutionnalisation des syndicats a donnOs.

De cette situation concernant l'institutionnalisatiOn des syndicats,nait le

problёme de la dOfiance de la reprosentativitё des syndicats comme une contradiction.

(b) La dё fiance de la reprёsentativitё des syndicats

〈15〉 Bien que nous avons dtta dit les ph6nomё nes de la crise de syndicalisation des syndicats, ici, nous faisons remarquer le prOblё me du rёforendum du personnel,C'est le cas des grёves d'Air France en 1993 quil'a

21)Michel Kttman,La France au 22)Edmond Maire,op.cit.,p.6. 23)Michel Noblecourt,La lente

pOril des corporatismes,晩 MIonde du 7 1nars 1984,p.1.

(17)

L'actualitO du droit syndical sous ia crise des syndicats en France 17 2 4 )

■lis au jour comme la dOfiance de la reprosentativitё des syndicats.En effet, c'6tait trёs 6vident qu'en consёquence de l'abaissement du r61e des syndicats dans la d6roulement des grёves,ce problёme du r6fOrendum est apparu.

Si le roforendum est le systёme constitutionnel et d6mocratique dans la tradition francaise,on peut se demander sile rёfёrendum du personnei n'est

pas compatible avec la reprosentativitO des syndicats dans la relation

2 5 )

industrielleo Parce que le rё forendunl du personnel, en dopassant des syndicats,risque de renoncer a la fOnction de reprё sentativitO des syndicats ou plut6t l'existence elle‐rnome des syndicats , le systё me Otabli de la relation industrielle dans l'entreprise suppose l'intervention des syndicats en

2 6 )

mOme temps que le pouvoir etendu du conlitё d'entreprise.

(》 La crise sous le gouvernement de gauche

-la baisse de sa raison d'Otre

24)Sur le role des syndicats dans ies grёves d七代ir France,les syndicats sont prOsents mais absents(Le Monde du 6 novembre 1993,p.22.),A cet effet,les organisations

syndicales ont da sOuligner le r61e des syndicats dans les conflits du travail(Force ouvriёre HEBDO,No 2179 du 4 novembre 1993,p.16.).

25)La lё gislation du travail ne reconnait le r6fёrendum du personnel que dans deux cas (1'article ler et ll du l'ordOnnance du 21 octobre 1986 qui sont inseros dans l'article L. 441,l et suivants du code du travail sur l'intOressement et la participation des salari6s; 1'article L.731-l du code de la sёcurit6 sociale sur le systёme des retraites).V.,Jacques Barth610my,Le roforendunl en droit social,Droit social,Nol,janvier 1993,p.89.;Jean Grimaldi d'Esdra, Nature et r6gilne juridique du rё forendum en droit social, Droit social, No 4, avril 1994, p. 397.;コ ツIarie―Armelle Souriac‐ Rotschild, Regards sur le rofёrendunl, Liaisons sOciales, A/1ensuel, No 84, dOcelnbre 1993, p. 88.;Frodoric Lemaitre,Les refё rendums se banalisent,Liaisons sociales,酌 Iensuel,No 83,novembre 1993, p. 78.;Yves Chalaron, NOgociations et accords collectifs d'entreprise, LITEC, 1990,p. 148.

26)La CSL se dOclare favorable a un rё ferenduHl sur la SOcurito sociale (Liaisons sociales,No 12041 du 30 octobre 1995,p.3.).Les organisations syndicales qui ne sont pas reconnues comme les syndicats les plus reprOsentatifs, ne b6nё ficiant pas de prOrogatives dans l'institutionnalisation des syndicats,peut facilement admettre un roferendum.

(18)

〈16〉 Quand des syndicats faisaient face a ces crises, F. Mitterrand a obtenu sa victoire dans l'61ection prOsidentielle en 1981 et le gouvernement

2 7 )

soutenu par la gauche est nё.L'Omergence du gouvernement de gauche Otait p o u r l a C F D T e t l a C G T l ' a v e n u e d e l a b e l l e ёp o q u e .

Plusieurs dirigeants de la CFDT sont promus a des pOstes gouver‐ nementaux, et le gouvernement a rOalis6 ses promesses electOrales. Le

gouvernement soutenu par la gauche a Hlis en oeuvre sa politique pour l'intёrёt de la classe des travailleurs.

Dans des roformes du travail,bien que la rё duction du temps de travail et

le droit d'expression (la 101 Auroux)sont les Objets a d6battre entre la

CF正)T et la CGT, 1'ensemble de sa politique est la concretisatiOn de la

2 8 )

promesse 61ectorale(110 prOpositions pour la France)autour quatre thOmes: la paix,1'emploi,la libertё et la France,qui est publiee avant sa candidature.

2 9 )

P o u r l a C F D T e t l a C G T , c ' O t a t t l e g r a n d r 6 s u l t a t . M a i s , I n a l g r e c e rOsultat, la force d'organisation syndicale et la confiance des salarios en

syndicats ont baissё et la crise s'est approfondie.

〈17〉 Louis Viannet, le secrotaire g6nOral de la CGT, souligne que les avancOes(des roformes du travail)n'ont pas ltO recues comme un r6sultat direct de l'action syndicale, et dans l'esprit d'une partie iFnpOrtante des

3 0 )

travailleurs,dёs l'instant od la victoire ёtait acquise, 1'essentie1 6tait fait. Ainsi,la baisse de la raison d'ёtre des syndicats sous le gouvernement de

27)Dans ce paragraphe,nous avons l'expression tく le gouvernement de gaucheル . 28)WIanifeste,Le congrё s extraordinaire du Parti socialiste du 24 janvier 1981.

2 9 ) B e m a r d H . M o s s e s t i m e q u e c o m m e l a l o l ヽV a g n e r , l e s i o i s A u r O u x d o i v e n t O t r e considOrOes comme une conquё te des salariёs, un produit de la lutte des classes. Bernard H.田 Ioss,La rOforme de la logislation du travail sous la Ve ROpublique:un triomphe du modernisme,Le Mouvement Social,No 148,juillet‐ septembre 1989,p.91. 30)Michel Noblecourt,La lente mutation du syndicalisme,I,op.cit.,p.40.

(19)

L'actualitё du droit syndical sous ia crise des syndicats en France 19

gauche a touchё la roflexlon de la part des organisations syndicales,et en mOme temps a poso la question;pOurquoi l'ё mergence du gouvernement de gauche ne pourrait pas sauver la crise que des organisations syndicales Ont confrontOe.

En plus,cOmme la crise des syndicats est acc61ё roe depuis l'emmergence du gouvernement de gauche,on peut rnOme demander a quOile mouvement

syndical sert sOus le gouvernement de gauche et de la cOnclure qu'avec la

3 1 )

gauche un syndicat ne servait pas a grand chOse.

Ainsi,la crise des syndicats sous le gOuvernement de gauche a pos6 des

problёmes couvrants la nOtiOn des syndicats de la part du gouvernement de gauche jusqu'a la relation fondamentale entre le gouvernement et le

syndicati c'est,plus prOfOndoment,cOntribuer a soulever le prOblё me entre le pOuvOir politique et le syndicat,c'est‐a‐dire la r6alito de l'indёpendance et l'autOnornie des syndicats contre les partis p01itiques.

Bien que l'expOrience en Espagne depuis 1988 a dё montro un modё le(la relatiOn cOncurrente entre le pouvoir public et des syndicats par la lutte collnmune de la CO et de l'UGT contre le gOuvernement sOcialiste),1'expёri‐ ence des syndicats sOus le gouvernement Mitterrand a une lecon historique de la part des organisations syndicales.

La CF正 )′r,qui Otait la plus prOche du gouvernement Mitterrand et du parti socialiste,a dOclare sa position neutre a la politique lors de son 41e congrёs. C'est la rёpOnse trёs intoressante a ces prOblёmes donn6s par l'organisation

3 2 )

syndicale.

31)Ibid.,p。 1.

32)Le 41e congrё s(1988)de la CFDT a modifio le principe du socialislne autogestion‐ naire qui a longtemps ote dёfendu en celui de l'autOgestiOn(vOte pOur 55%), et a supprilno le sOutien pour vOter utt certain candidat dans l'olection pOlitique, et a d6clar6 1a neutralitё politique.Edmond酌 Iaire a indiqul;Ce terme(1'autOgestiOn)nOus apparaFt prёfёrable a celui de socialisme, car il rend notre identitё plus claire en/

(20)

Derriёre ce problёme entre le pouvoir politique et des syndicats, on ne

peut pas nlgliger que les organisations syndicales francaises ont des tendan‐ ces a d6sirer des solutions politiques.En fait,chaque organisation syndicale n'est pas d'accord pour la concrOtisation et le fonctionnement du contenu de l'indёpendance et l'autonoHlie contre le parti politique et en particulier le

problёme des relations entre le parti politique et des syndicats reste a

3 3 )

soulever.Les organisations syndicales sont confront6es avec ces problё mes fondamentaux.

く18〉 Nous pouvons citer quelques avis sur le problё me fondamental des relations entre le parti politique et des syndicats.

Selon un auteur,si des syndicats ne contribuent a rien substantiellement, c'est parce qu'une concurrence s'est instaurё e entre le pouvoir politique et le pouvoir syndical qui prOtendent l'un et l'autre repr6senter la classe

3 4 )

ouvriOre et d6fendre ses intorOts et sa repr6sentativitё . ]En plus, des syndicats ont ёtO entourOs de la tradition du corporatisme francais,qui est

3 5 )

en concurrence avec le systё me repr6sentatif politique.Ici, 1l faut encore

ヽ traduisant nlieux notre volontё d'autonornie syndicale et notre refus de toute confu‐ sion entre syndicalisme et politique(...).L'expё rience nous a conduit a ne plus iancer d'appe1 61ectoral en faveur d'un parti, d'un hornlne ou d'un camp. Pour autant, la CFDT ne se refugie pas dans une prё tendue neutralitё.Syndicalisme CFI)′ r,No 2238 du 15 dOcernbre 1988,p. 7.

Dans l'llection prOsidentielle en 1995,Nicole Notat,la secrOtaire genorale,affirlne que la CFI)′r,ni neutre ni partisane,n'appelle pas a voter pour un candidat particulier. Liaisons sociales,No l1870 du 13 fOvrier 1995,p.2.

33)Le problё me entre le parti politique et les syndicats, qui reste latent depuis ia declaratiOn du programme commun du gouvernement en 1972,se rOvё le pour chercher la repr6sentativitO des citoyens.

34)Michel Noblecourt,La lente mutation du syndicalisme,I,op.cit.,p.40.;ヽ 江ichel Noblecourt,Les Crises du syndicalisme,Regards sur l'actualitO,No 99,mars 1984,p.18. 35)Michel Kajman,op.cit.,p.8.

(21)

L'actualitё du droit syndical sous la crise des syndicats en France 21

faire remarquer le principe ё t sa rёalit6 de l'indёpendance des syndicats contre les partis politiques dans les relations fondamentales entre les partis politiques et des syndicats.

Le fait que le parti de gauche r6ussit a obtenir la majoritO politique ne vaut pas que des syndicats deviennent Hlaloritaire,donc on ne doit pas les confondre l'un et l'autre.1l faut souligner la concretisatiOn de la raison de llndlpendance des syndicats.

En ce sens,ce n'est pas ie pacte social qui est a l'Ordre du jour,rnais c'est

3 6 )

un nouveau pacte entre salari6s qui doit ё tre dOfini,et le rOle des syndicats doit Otre rnis dans cette orientation. Le syndicalisme doit envisager de reprendre l'initiative et retablir l'unification des fondements sociaux et des volont6s collectives sur la nouvelle base.

Enfin,tandis que le gouvernement de gauche a l'intention apparente de rOduire les organisations syndicales a un role de silnpleく 〔potiches relais"de

3 7 )

la politique gouvernementale,il faut exalniner fondamentalement les rela‐ tions entre les partis politiques et les syndicats, y compris le contenu du droit syndical.

36)V.,Jean_Louisヽ 4oynOt,Syndicalisme t renaFtre a loo ans,Politique‐a瑚ourd'hui,No 4, fevrier_rnars 1984,p. 11.

3 7 ) S y i v i e v O s m u s , U n a n n i v e r s a i r e m o r o s e , L e q u o t i d i e n d e P a r i s , N o 1 3 4 5 d u 2 1 m a r s 1984,p. 19.

On peut citer comme exemple la noHlination de Jacques ChOrё que, le secrOtaire glnOral adiOint de la CFDT comme prё fet d011guo auprёs du comlnissaire de la R●publique de la rёgion Lorraine et chargO du redeploiement industriel en Lorraine. V.,Le WIonde du 4 rnai 1984,pp.l et 35,et du 5 1nai 1984,pp.18 et 19.;Liaisons sociales, No 9231 du 4 mai 1984,p.2.En ltalie,1l y a eu de pareils evenements en ce qui concerne les promotions des dirigeants syndicaux en 1991‐1992;le secr6taire genoral de la CISL en rninistre du travail,le secrotaire gOnoral de l'UIL en directeur gOnoral du rninistёre de l'Oconornie et le vice secrёtaire gOnOral de la CCIL en prosident de la sociё tl nationale de la tellvision et de la radio.

(22)

22 The Hikone Ronso No.304

(3) La nouvelle orientation de la doctrine sur les syndicats

く19〉 On va observer la situation caractOristique des doctrines sur les syndicats apparaissant sous ces cadres sociaux.

Le principe traditionnel du syndicalisme francais est le syndicalisme de classe et de masse et le syndicalisme de rnilitants qui accorde de l'impor‐ tance aux militants(militantisme).

C'est GOrard Adarn qui a tentO de prosenter la transformation de la

3 8 )

conception traditionnelle sur les syndicats en 1983.1l a indiqu0 1'institution‐ nalisation des syndicats par l'intermёdiaire des 61ections professionnelles,et affirmё que le vote pourrait fonder et lё gitirner la reprёsentativitO des syndicatsc Pour des syndicats,1'61ecteur se remplace a l'adhorent,et le vote se remplace a l'adhosiOn.Cette thOorie faisait en sorte de rendre compatible des phOnomё nes de la baisse du nombre des syndiqu6s etle maintien du taux des voix obtenues par des syndicats dans l'61ection professionnelle.

Aprёs cette th6orie, les notions du syndicalisme d'adh6rents et du syndicalisme de service sont apparues pour aller ref16chir sur la relation entre le syndicat et les syndiquёs.正)'autre part,on a indiquё le passage du

3 9 )

syndicalisme d'adhOrent au syndicalisme d'61ecteur.

Sur la position de la thёorie de l'institutionnalisation des syndicats,on va plus loin que d'insister sur le syndicat devenant un service senli public en

4 0 ) nёgligeant son aspect d'associations volontaires.

38)GOrard Adaln,le pouvoir syndical,Dunod,1983,p.84 et suiv.

Avant cette doctrine, on a tentё de constater la nouvelle notion des salariOs qui n'est pas comprise dans l'ouvriOrisme traditionnel, V., Serge ヽ 在allet, La nouvelle classe ouvriёre,Seuil 1963.

39)V.,Antoine Bevort,Le syndicalisme francais et la logique du recrutement selectit le cas de la C.F.T.C.‐C.F.D.T.,Le WIouvement soctal,No 169,octobre‐ dёcembre 1994, p. 114 et suiv.

40)Gё rard Adaln,L'institutionnalisation des syndicats,esquisse d'une problematique, Droit social,novembre 1983,p.597.

(23)

L'actualito du droit syndical sous la crise des syndicats en France 23

A h 韻 , H e r r e R o s a n v 】崎n a d ё宜拭 に s y n d c 』 為m e s a n s a d h O r e 縄. c e t t e orientation a influenco des organisations syndicales,et la CFE)T,dans son 41e congrё s (1988), a abandOnnё la dOfinition du syndicat de classe et de

4 2 ) masse,et a adoptO la raisOn du syndicalisme d'adhё rent.

20〉

La doctrine traditionnelle a critiqu6 fortement cette tendanと

,

Les chercheurs qul ont analysO les structures et les activitёs de la CGT ont classO trois formes‐syndicats(Syndicat_ヽ 在ouvement,Syndicat,Recours; S y n d i c a t ‐I n s t i t u t i o n ) e t a c r i t i q u ё l e s d e u x d e r n i e r s m o d ёl 縄.

E)'autre part, les chercheurs qui ont analys6 1es organisations et les politiques de la CFE)′r ont plus profOndement exanlinё la baisse du taux des syndiqu6s et la desyndicalisation,ont conclu que l'insuffisance d'implanter des syndicats dans l'entreprise et de ne pas rOaliser le pluralisme syndical au niveau d'entreprise a ameno la faiblesse du mouvement syndical dans

l'entreprise et fait apparaitre l'augmentation du taux d'abstention dans 4 5 )

1'61ection professionnelle.

Nous devons examiner cOmment ces tendances des doctrines vont donner

l'influence a la thoOrie du droit du travail.En particulier,llnportants sont les SuietS ainsi que la relation entre le syndicat et les syndiqu6s,1'engagement des syndiquёs dans le syndicat,la dёmOcratie syndicale et le statutjuridique

41)Pierre Rosanvallon,La question syndicale,op.cit.,p.90. 42)Syndicalisme CFDT,No 2238 du 15 dOcembre 1988,pp.7 et 25.

43)Jean Magniadas,Le syndicalisme de classe,Messidor,1987,p.158 et suiv.1l faut noter la modification des statuts de la CGT en son 45e congrёs(1995). 44)Guy GrOux et Renё Mouriaux,op.cit.,p.219.

Jean‐Pierre Durand indique,ttL'affaiblissement du syndicalisme revendicatif est la pre■1lёre condition d'une japonisatiOn du rapport salarial francais."Robert Boyer et Jean‐Pierre Durand,L'aprёs‐fordisme,SYROS,1993,p.166.

45)Dollinique Labbё et Maurice Croisat,La fin des syndicatsP,L'Harlnattan,1992,p. 105 et suiv.

(24)

des collectivitOs des salari6s n'appartenant pas au syndicat.

II Le gouvermement Mitterrand et les syndicats

(1) Les caractё res du gouvernement Mitterrand

く21〉 Nous avons dtta dit deux aspects des continuit6s et changements dans les rOformes du gouvernement Mitterrand.Dans cette section,avant de traiter la politique sur les syndicats du gouvernement Mitterrand, nous essayons d'abord d'analyser les caractё res du ttouvernement Mitterrand. Parce que la politique sur les syndicats dans le gouvernement Mitterrand devait Otre dёterrninёe par ses caractё res. En particulier, c'est le parti socialiste qui construisait le gouvernement Mitterrand,donc c'est pourquoi on peut demander quelle politique le gouvernement socialiste pouvait et devait adopter pour favoriser le mouvement syndical。 (メest ёgalement le problёme de chercher les champs d'application de la politique du gouverne‐ ment Mitterrand.

Nous allons citer l'avis de WIark Kesselrnan pour estilner la nature de la

politique sur les syndicats du gouvernement Mitterrando M. Kesselrnan affirme que le gouvernement iVIitterrand est le socialisme sans travailleurs

4 6 )

(socialism without the workers).

Selon lui, le gouvernement dirigO par le parti socialiste a largement effectuO d'importantes rё formes structuelles. A/1ais,dans sa rOalitё, 1l faut baptiser le socialisme sans travailleurs,Parce que c'est la classe moyenne

produite par le capitalisme monopoliste qui a tentO de se procurer du pouvoir.Or,1'expansion du parti socialiste et son prograHllne eux‐ rnёmes correspondent a l'extension de la classe moyenne(technOcratie,instituteur, ing6nieur,technicien,adHlinistrateur,etc.)qui,6tant la nouvelle force entre

4 6 ) M a r k K e s s e l m a n , S o c i a l i s m w i t h o u t t h e w o r k e r s i t h e c a s e o f F r a n c e , K a p i t a l i s t a t e , october‐november 1983,p.1l et suiv.

(25)

L'actualit6 du droit syndical sous ia crise des syndicats en France 25

1e capital et le travail,a gagnё des profits du developpement du capitalisme Ovolul.Le gouvernement et le parti socialiste represente les int6rё ts de la classe moyenne,et allaient organiser la sociOtO par l'initiative de la classe

4 7 )

moyenne.En cons6quence,depuis l'llection presidentielle en 1981,en fait il n'existe jamais le mouvement populaire.

En dOveloppant l'avis de NI.Kessellnan,nous pouvons conclure que des

procёdures de roformes par le gouvernement Mitterrand ne sont jamais fond6es sur le mouvement de la classe des travailleurs,mais ont essay6 de rёaliser des rёformesく〔venant d'en haut",surtout par des promulgations de lois.Ces procё dures de r6formes pourraient Otre baptisё es a la maniё re de la politique d6mocratique en consignation. Cet avis comme le socialisme

sans travailleurs ou la dё mocratie en consignation mOrite r6flexlon quand on va exaHliner la nature des rOformes du travail ou la position des syndicats dans ie gouvernement Mitterrand.

(2) La politique sur les syndicats dans le gouvernementヽ 在itterrand 廻D L'orientation de la politique sur les syndicats

(22〉 Comme nous l'avons doia Vu, la position traditionnelle des

syndicats en France se caractlrise par l'institutionnalisation des syndicats dans le cadre du pluralisme syndical. L'existence, elle― InOme, de ces systёmes traditionnels prё cipite le mouvement syndical ou des syndicats dans la crise.Les rOformes du gouvernement Mitterrand Ont envisagO ces systёmes traditionnels.

E)'abord, on peut indiquer rorientation politique pour transformer le

pluralisme syndical.Cette intention apparait dans l'introduction du droit de

47)Un journaliste japonais,en analysant des professions d'origine des doputos du parti socialiste,a evalu6 1e gouvernement iV【itterrand comme la republique des professeurs. Shin Fujilnura,Pains,rOves et drapeau tricolore,I、vanalni,syotenn,1987,p.36.

(26)

4 8 )

veto dans la lёgislation des conventions collectives.On ne peut pas nёgliger

qu'1l y a l'objet politique de recomposition syndicale derriёre cette rOforme.

Dans le processus de la promulgation de la loi Auroux, la dOcislon du

Conseil constitutionnel a annule la disposition qui avait pour objet d'assurer 4 9 )

1'ilnmunitO de la responsabilitO civile des syndicats en cas de grёves,Ce fait montre bien la contradiction et la lirnite de la politique d'auiourd'hui pour l'institutionnalisation des syndicats.

E)'autre part,en ce qui concerne,6galement,la notion et le systё me de la reprOsentativitё des syndicats, le gouvernement a essayё d'introduire la politique pour aboutir a sa transfOrmation.C'est le prOblё me cornlnun au droit d'expression. Il y a, incontestablement, au fond le phOnomё ne de la desyndicalisation.

く23〉 L'objet de la politique sociale n'est pas seulement la protection et

l'extension des droits des salariёs ainsi que la loi Auroux, mais l'encour―

5 0 )

agement a organiser des salariOs en syndicats et l'amOlioration de l'Otat de

48)L'article L.132‐26 du code du travail stipule que la ou les organisations syndicales qui ontくくrecueilll les voix de plus de la moitiO des Olecteurs inscrits iors des derniёres ёlections au colnitO d'entreprise ou, a dofaut, des dO10guёs du personnel" peuvent s'opposer a l'entroe en vigueur de certaines dispositions des conventions collectives.

Dans les travaux preparatOfres a l'Assemb10e Nationale, on affirme que dans ie systёme des conventions collectives en France, on reconna↑ t la reprёsentativitO en supposant que les organisations syndicales sont ■ linoritaires sous ie bas taux des syndiquOs(V.夕 J.0.du 12 juin 1982,DObats,A.N.,p.3282.).Ainsi,ce pouvotr des majoritOs relatives pourrait se heurter contre l'actuel systOme des representativit6s cornbinees avec le pluralisme syndical.

49)J.0. du 23 octobre 1982, p. 3210. Vも , Jean Savatier, La responsabilite civile des syndicats a l'Occasion des grё ves,lDroit social,No 3,rnars 1983,p.175.

50)L'exemple est la croation du prelё vement des cotisations syndicales de l'imp6t sur le revenu introduite par la loi du 23 dOcembre 1988. C'est l'encouragement pour l'organisation en syndicats par l'abattement des charges des cotisations syndicales

(27)

L'actualitO du droit syndical sous la crise des syndicats en France 27 5 1 )

1'exlcution des Olections professionnelles , ces rOformes, envisageant de remOdier a la faiblesse de la base des syndicats,montre bien des caractё res des rOformes du gouvernement WIitterrand et l'ё chec des rё formes de la preHllёre pёrlode.

Ainsi,les rOformes du travail du gouvernement WIitterrand sont inOvitab‐ lement orientOes vers la modification des systё mes Otablis et la raison fondamentale deS 16gislations du travail.Ce sont,6galement,des remё des du

gouvernement WIitterrand pour la crise du mouvement syndical ou du syndicat.

Donc,les rё formes du travail du gouvernement Mitterrand ont ces deux traits caractOristiques. Nous exaHlinons la politique sur les syndicats du

gouvernement WIitterrand du point de deux aspects suivants,1'intOgration des syndicats vers la relation industrielle dans l'entreprise et la transforma‐ tion des syndicats en association. Aprё s la naissance du gouvernement Chirac en 1995, ces rOformes du gouvernement ヽ 任itterrand pourrait Otre continuOes d'une part ou Otre changё es d'autre part. Dans ce sens, ces rёflexlons permettront de prё voir le rOle et le futur des syndicats dans la

ヽ politique de la compatibilitO entre l'activitO syndicale et l'activitO professionnelle. Jean‐出Iaurice Verdier indique qu'un certain nombre d'accords conclus le plus souvent dans de grandes entreprises ou de grands groupes dans les annOes rOcentes relatifs a l'exercice du droit syndical dans l'entreprise ont,au‐dela de l'accrOissement des moyens de l'action syndicale,empruntO de nouvelles voies en vue de revitaliser l'action syndicale.En mOme temps, 1l reconnaFt qu'ils posent certains problё mes de compatibilito juridique avec le principe de la libertё syndicale et du pluralisme syndical.V.,」 ean―MIaurice Verdier,droit du travail,9° ld.,Dalloz, 1993, addendum, p. 1.;le mOme auteur,Libertё et OgalitO:le pluralisme syndical a l'epreuve des accords collectifs a l'exercice du droit syndical in Nikitas Aliprantis et Francis Kessler, Le Droit collectif du Travail,Pater Lang,1994,p.69 et suiv.

51)La loi quinquennale du 20 dOcembre 1993 instaure les Olections silnultanoes et la d011gation unique du personnel(le cumul des lnandats des d011guOs du personnel et des reprOsentants du personnel au conlitO d'entreprise)dans certaines conditions(1'article L . 4 2 3 - 1 9 e t L . 4 3 1 ‐1 , 1 ) .

(28)

sociёto contemporaine.

C) La relation industrielle dans l'entreprise et les syndicats

〈24〉 Cornlne nous l'avons dit,la politique du gouvernement Mitterrand s'oriente vers la faiblesse de la reprosentativitO des syndicats dans l'in‐ stitutionnalisation combinee avec le pluralisme syndical de mOme que l'intogration des syndicats vers la relation industrielle dans l'entreprise.

Dans cette section, on va exanliner la position des syndicats dans les institutions repr6sentatives dans l'entreprise.

On parle,gё neralement,des reprlsentations du personnel pour la relation industrielle dans l'entreprise,Nous allons dOfinir l'ensemble des institutions,

y compris les reprOsentations du personnel,comme la relation industrielle dans l'entreprise.

Cette relation industrielle dans l'entreprise se compose des reprosenta‐ tions du personnel(le cornitO d'entreprise, les do16gues du personnel), la section syndicale dans l'entreprise (le d116gu6 syndical),les representants syndicaux au C.E。 ,la nogociation annuelle obligatoire,le droit d'expression, et le cornitё d'hygiёne,de sёcuritO et des conditions de travaili peuvent se classer en une sOrie de l'institution representative du personnel et un genre de droit syndical des salaries. L'institution reprOsentative du personnel comprend le coHlitё d'entreprise,les dё16guёs du personnel,le droit d'expres‐ sion,et le coHlitё d'hygiёne,de slcuritё et des conditions de travail;un genre de droit syndical des salaries cOmprend la section syndicale dans l'entreprise

(le d616gu6 syndical),les reprOsentants syndicaux au C.E.,et la negociation annuelle obligatoire.

〈25〉 Le caractё re fondamental de la relation industrielle dans l'entre‐

(29)

L'actualitё du droit syndical sous ia crise des syndicats en France 29

sonnel et un genre de droit syndical des salari6s.Historiquement,une sё rie des institutions reprёsentatives du personnel a Ot6 6tablie pour pr6venir rirnplantation des organisations syndicales dans l'entreprise. Le droit syndical dans l'entreprise a 6tO intёgrё dans l'institution reprOsentative du personnel par l'lvolution du rapport rival entre l'institution reprOsentativc du personnel et un genre de droit syndical dans l'entreprise.

Ainsi,les actuels systёmes sont les rёsultats de l'int6gration historique des syndicats vers la relation industrielle dans l'entreprise. Le processus des formations de la relation industrielle dans l'entreprise peut Otre analys6 comme le rapport rival entre l'institution repr6sentative du personnel et un genre de droit syndical dans l'entreprise,ce point de vue est trёs important

5 2 )

pour exanliner les actuels systёmes.

Toutes les relations industrielles dans l'entreprise en vigueur sont instaur‐ 6es ou modifiOes par la lol Auroux en 1982. Dans ce sens, de diverses

institutions, qui ont ёtO ёventuellement ё tablies sans cohё rence par des rёformes politiques depuis 1936(le dёllguё du personnel),sont integr6es par la loi Auroux cornlne la relation industrielle dans l'entreprise autour des

52)1l faut nOter,d'ailleurs,le rёfOrendum du personnel(supra)et le chё que syndical.Le chёque syndical,qui est ouvert par certaines conventions collectives,est susceptible de se heurter contre l'actuel systёme reprOsentatif dans le cadre du pluralisme syndical. Les employeurs pensent que ce systё me promet de hiё rarchiser des revendications prёsentees par plusieurs organisations syndicales,parce que les Olections profession― nelles, od toutes ies organisations syndicales ne presentent pas des candidatures,ne jouissent pas complё tement de ce r01e pour les hiorarchiser(Liaisons sociales, No 10844 du 7 dёcembre 1990,p.1.).

L'exemple dans l'Assurance AXA od le chё que syndical est instituO par la conven― tion collective signёe par ia CFDT,la CFE‐ CGC et la CFTC.44,50/。 du persOnnel donnent leur chёque aux organisations syndicales co■llne suivants (le nOmbre des chёques;le montant des chё ques)ガa CFDT(33,1%;28,2%),la CFE― CCC(28,4%;40,2%), la CFTC(4,2%辺 ,6%),la CGT(17,1%;13,0%)et la FO(17,1%;16,8%)(Liaisons

sociales,No 10854 du 21 dOcembre 1990,p.4.).L'employeur pourrait utiliser ces rOsultats pour hiOrarchiser ou discrilniner les organisations syndicales.

(30)

reprёsentations du personnel.Cette situation fait,remarquablement,dё faut de l'unifOrlnitO surtout dans les champs d'application (seuils d'effectif d'entreprise ou d'ёtablissement).

〈26〉 Tandis que l'existence elle‐ InOme de ces institutions manque de cohOrence, c'est dans l'aspect des distributions des pouvoirs dans chaque institution qu'on peut estirner uniformёment l'ensemble de ces institutions comme la relation industrielle dans l'entreprise. En ce qui concerne le problёme des distributions des pouvoirs, nous ne faisons remarquer que quelques points.

Malgrё que la nOgociation annuelle obligatoire doit ё tre engagёe pour certaines matiёres restreintes, 1'extension des pouvoirs du conlitO d'entre‐ prise, notarnlnent le pouvoir Ocononllque l'a conduit a monOpoliser des matiёres a negocier(qui pourraient ё tre nOgociёes avec syndicats au point du droit comparatif).En d'autres termes,c'est la violation des pouvoirs des syndicats,Ainsi,concernant la nOgociation et les conventions sur l'intOresse‐ ment, le pouvoir du conlitO d'entreprise est plac6 a coto du pouvoir des

5 3 )

syndicat;1l est indiquё que ce constitue une entorse au monopole syndical en

5 4 ) 5 5 )

matiё re de nё 宮OCiation collective. En tout cas, les coordinations entre plusieurs institutions complexes sont rOalisOes par les distributions des pouvoirs par la lol.

53)L'article ler de l'Ordonnance du 21 octobre 1986.

54)Gё rard Lyon‐Caen et Jean Pёlissier,Droit du travail,15e Od.,Dalloz,1990,p.623. 55)Parlni les parties aux conclusions des conventions collectives(10355)en 1990,les

seuls syndicats sont a ll,6%,ce qui a inclinO de reculer(20,50/。en 1988,21,50/。en 1989). Les seuls comitOs d'entreprise sont a 70,4%(76,6%en 1988,75,5%en 1989).D'autres sont les syndicats et les comitOs d'entreprise en commun(2,8%en 1988)et la ratifica‐ tiOn a la majoritO des deux tiers du personnel(Liaisons sociales,No 6349 du 14 mars 1990,p.4,No 6438 du ll octobre 1990,p.2,et No 6566 du 23 aodt 1991,p.2.).Ii ne faut pas oublier que ce bilan est dans le domaine od le droit des conclusions des conven―/

(31)

L'actualito du droit syndical sous ia crise des syndicats en France 31

〈27〉 L'unificatiOn de la relation industrielle dans l'entreprise, par les distributions des pouvoirs, est estirn6e cOmme l'harmonisation verticale ; 1'harmonisatiOn hOrizOntale est l'intervention des syndicats. Dans chaque institution,en particulier le conlito d'entreprise et le dё16gu6 du persOnnel, 1'activito des syndicats cOrnlne sOn propre pOuvoir investie par la lol,en plus reventuel cumul entre divers mandats prOmettent d'assurer les c00rdina‐ tions substantielles entre plusieurs institutiOns,

Les institutions reprosentatives du personnel qui, dans sOn processus histOrique,ont etё pr6sumOes comme des mesures pour s'oppOser au droit syndical dans l'entreprise, sOnt dot6es de la garantie de mellleur dlroule‐ ment de ses fonctions par le droit syndical dans l'entreprise,Contrairement aux distributions des pouvoirs,ci‐ dessus,adrnissibles sOnt la liberto et des moyens d'agir et l'heure de la dё16gatiOn confies par la loi pOur les Organisa‐ tions syndicales et ses reprёsentants. Ce fait est la reconnaissance de la

n6cessitO et la poSSibilito de l'intervention des syndicats cOmme l'harmonisa‐

5 6 )

tion horizOntalec

ヽ tions c01lectives est reconnu au syndicat par la loi;dans d'autres domaines, On peut facilement ilnaginer que les cOnlitOs d'entreprise et les dolё guёs du personnel n6gocient et cOncluent des conventions c01lectives plus sOuvent que les syndicats.V., MIichel〕Despax,La mesure de l'applicatiOn de la 10i sur les cOnventions c01lectives a la negOciatiOn d'entreprise:les accOrds en marge de la loi,Droit sOcial,No ll,novern― bre 1982,p. 673.

L'augmentation du nombre de la ratification du personnel dё s 199o est le problёme cornlnun au rё forendum du persOnnel.

56)Sur la pr6visiOn intё ressante dans vingt ans seiOn iaquelle le cOInitё d'entreprise va conclure l'accord d'entreprise a la place du syndicat,V.,Jean Boissonnat,Le travail dans vingt ans,Documentation francaise,1995,p.309.;Liaisons sOciales,Le帥 Iensuel, No 103,novembre 1995,p.25.

II faut,aussi,signaler l'accOrd national interprofessiOnnel du 31 octObre 1995 sur la politique cOntractuelle(Liaisons sOciales,No 7354 du 9 novembre 1995.).Cet accOrd prOvoit,a titre expё rilnental, la pOssibilitё pour un accord de branche d'ouvrir aux entreprises dopourvues de dOlogu6s syndicaux la facuitё de cOnduire des nёgOciatiOns/

(32)

(3) La politique de transformer des syndicats en association ① L'idёe d)utilitё des associations interln6diaires

〈28〉 ]Dans le dёveloppement des politiques du gouvernement Mitterrand, nous allons mettre de l'ilnportance a la p01itique qui encourage et subventionne l'association.

Cette politique consiste a attacher de la valeur a l'assOciation comme le Suiet Ou l'exёcution de la politique que le gouvernement WIitterrand a pos6e; elle situe l'association comme le partenaire social,et surtout dans l'otablis‐ sement des systё mes protecteurs des droits pour des gens en difficultё sur le

plan social,on espё re que l)association est chargle du rOle d'initiative.Le pouvoir public encourage et subventionne la fondation et les activitOs de cette association.

Or,comme au 19e siё cle on a protendu au renoncement de l'associatlon intermOdiaire(1'idee de la nOgation de rassociation intermOdiaire), cette

politique pour mettre de l'importance a l'assOciation a beaucoup de signifi‐ cations. Donc, nous allons nommer cette politique sous l'idoe d'utilitO de l'association intermodiaire.Parce que la vision des dё mocrates sociaux fait reposer le dynaHlisme de la dOmocratie sur la vitalite de l'assOciation

5 7 )

intermediaire,la noHlination de l'idёe d'utilite de l'association interm6diaire n'est pas trop exagёr6e.

Mais il y a des divergences entre deux notions de l'association inter‐ mёdiaire. Dans l'idOe de la nё gation de l'association intermOdiaire, on envisageait le parti politique,1'6glise et le syndicat professionnel.I)'autre

part,1'idёe d'utilitO de l'association intermOdiaire suppose l'assOciation des citoyens comme modё le.

ヽ avec des reprosentants Olus du personnel ou avec des salarios mandates par des syndicats extOrieurs a l'entreprise.

(33)

L'actualitO du droit syndical sous ia crise des syndicats en France 33

Nous allons traiter l'existence de cette id6e d'utilitO de l'association intermOdiaire dans le prograHllne du parti socialiste,puis citer l'exemple de cette idёe dans la politique du gouvernement WIitterrand,

〈29〉 《Projet socialiste"est le programme commun pour proclamer l'objectif strat6gique des annoes 1980 du parti socialistec Nous allons remar‐

quer l'idёe de l'utilitO de l'association des citoyens dans ce programme. E)'abord,Projet socialiste affirme que les individus et les groupes peuvent effectivement participer a la dёcision,le respect du fait associatif constitue la discipline des socialistes , 1'61argissement des prOrogatives des associa‐ tions devient le droit nouveau dans la citO.Et,Projet socialiste conclut que くtles associations sont des lieux de rencontre des citoyens, des lieux de

formation a la vie d6mocratique, des instruments pour le partage des

responsabilitOs et l'affrontement des idёes,des moyens privi10giё s d'initia‐ tives et de rOalisations sociales, et des forces de proposition. Pour nous socialistes, 1'association est a la fOis un lien d'action, d'innovation et d'expOrirnentation,et un cadre d'6ducation populaire permanente.Elle est donc une forme d'organisation collective a preserver et a dove10pper."

Et plus concrё tement, ce programme propose la reconnaissance de la

capacitO d'association d'intervenir et le droit effectif a l'infOrmation,et la

garantie des moyens materiels pour l'association. Pour l'am61ioration profonde du contenu du temps libre de l'individu, la vie associative est propos6e.

く30〉 L'ldёe de l'utilitO de l'association parue dans t〔PrOjet socialiste"a donnё beaucoup d'influence sur les promesses ё lectorales de F.Mitterrand

(110 prOpositions pour la France).On peut onumOrer quelques dispositions 58)Parti socialiste,Projet socialiste,Club socialiste du livre, 1980.

(34)

comme suivantes sauf celles des syndicats,

(1) Les collectivitOs locales susciteront le d6veloppement de la vie associative(No 57).

(11) Le projet de loi sur la vie associative sera sounlis au vote du Parlement.Les associations d'usagers du cadre de vie verrOnt leurs droits largement accrus et des moyens matOriels Hlis a leur disposi‐ t i o n ( N o 5 9 ) .

(ili) Les associations de dёfense des droits des femmes pourront se porter partie civile en cas de discrimination(No 68).

(iv) La participation des associations faHliliales et de jeunesse a l'in_ stitut de l'enfance et de la fa1lille (No 73).

(v) Une large consultation des l'association pour la charte de l'environ‐ nement(No 101).

Et,cette idOe d'utilite de l'association intermOdiaire a jouё le r61e impor‐ tant comme le principe dirigeant dans les rOformes effectuёes par le gouver‐

5 9 )

nement h/1itterrand.正;ien que l'idOe et sa roalisation de l'utilitё de l'associa‐

59)Nous ne citons que deux exemples de la concrOtisation de l'idOe de l'utilito de l'association intermOdiaire dans les iois pronnulguёes par les premiёres rOformes du gouvernement WIitterrand (sauf celles du travail).

(1)La loi du 22 juin 1982 relative aux droits et obligations des iocataires et des bailleurs des louages de l'i■llnobiliёre pour l'habitation (la loi Qullliot),

Cette loi a reconnu la nature collective pour le rapport des iouages d'habitation et le droit d'organiser l'association des iocataires qui peut bOnoficier du droit de nOgocier et conclure un accord collectif de location avec les propriёtaires.

(11)La reconnaissance de la qualitO de la recevabilitO pour la partie civile a l'assOcia_ tion contre des discrilninations sexuelles(la loi du 25 juillet 1985 1nodifiant le code de procOdure pёnale).

Sur l'infraction pOnale contre le comportement discrilninatoire a raisOn du sexe ou les agissements susceptibles de gOner l'acconnplissement de l'activitO ёconomique.La qualitё de la recevabilitO pour la partie civile est reconnue a l'assOciation ayant agi au moins 5 ans et dont le statut rnentionne le mouvement contre des discrilninations sexuelles.

参照

関連したドキュメント

Faire entrer sur une autre scène les artifices du calcul des partis, c’est installer, dans le calcul même, la subjectivité, qui restait jusque-là sur les marges ; c’est transformer

Il est alors possible d’appliquer les r´esultats d’alg`ebre commutative du premier paragraphe : par exemple reconstruire l’accouplement de Cassels et la hauteur p-adique pour

On commence par d´ emontrer que tous les id´ eaux premiers du th´ eor` eme sont D-stables ; ceci ne pose aucun probl` eme, mais nous donnerons plusieurs mani` eres de le faire, tout

Au tout d´ebut du xx e si`ecle, la question de l’existence globale ou de la r´egularit´e des solutions des ´equations aux d´eriv´ees partielles de la m´e- canique des fluides

Kaplick´ y shows H¨ older continuity of velocity gradients and pressure for (1.1) with p ∈ [2, 4) under no slip boundary conditions. Based on the same structure of the proof and

– Free boundary problems in the theory of fluid flow through porous media: existence and uniqueness theorems, Ann.. – Sur une nouvelle for- mulation du probl`eme de l’´ecoulement

Dans la section 3, on montre que pour toute condition initiale dans X , la solution de notre probl`eme converge fortement dans X vers un point d’´equilibre qui d´epend de

Comme en 2, G 0 est un sous-groupe connexe compact du groupe des automor- phismes lin´ eaires d’un espace vectoriel r´ eel de dimension finie et g est le com- plexifi´ e de l’alg`