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Traduire Rabelais et Montaigne

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Academic year: 2021

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Durant ces dix dernières années, je travaille chaque jour comme si j’étais un traducteur professionnel. Je m’attaque alternativement à la mise en japonais de deux grands écrivains du 16e siècle : Rabelais et Montaigne. « Les registres de mon cerveau » (Pantagruel, 34) marchent toujours dans le sens unique de français-japonais, du français du 16e siècle au japonais moderne. Il m’est déjà très difficile de les faire marcher en sens inverse. Je me dois néanmoins de raconter en français autour de la traduction de Rabelais et de Montaigne au Japon.

Commençons par la première parce que ma traduction du Cinquième Livre a vu le jour le mois dernier1).

Rabelais s’applique à mettre toutes les possibilités du langage à l’essai, et cela, sans exclure aucune forme, aucun style. Aussi le texte rabelaisien devient-il inévitablement « une fantastique bigarrure » (Essais, 3·9), mélange de prose et de vers, mariage heureux du rire et du sérieux, hybride tant scatologique qu’ ontologique, etc. Dans le but de reproduire cette festivité littéraire et linguistique, le grand seiziémiste Kazuo Watanabe (1901-1975) a poussé quasi toutes les possibilités de notre langue à ses limites, dans la traduction qu’il a entamée pendant la guerre comme preuve de son pacifisme et qu’il a achevée dans les années 602). Cette expression maximum de la prose moderne a vite trouvé sa place dans l’histoire de la littérature japonaise, à titre de classique. Pourtant, elle est devenue le cas particulier au point de vue de l’introduction et l’implantation de la grande classique littéraire au Japon. Ce défi littéraire a joui d’une renommée si grande que nous n’avions pas pu avoir en main d’autre traduction, jusqu’à l’an 2012.

Shiro Miyashita

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L’œuvre classique devrait être ouverte sur plusieurs traductions puisqu’elle est susceptible de multiples interprétations. Pensons à Homère, Platon, Dante, Boccace etc, etc. Nous en avons au moins deux ou trois traductions après la guerre. Mais, la version de Watanabe a été considérée comme absolue, sublime et définitive.

Watanabe était incontestablement la personnalité la plus représentative et la plus emblématique de la prospérité de la littérature française au Japon. Pourtant, la situation a beaucoup changé aujourd’hui. La présence de la littérature française se voit malheureusement très affaiblie à notre archipel. La traduction de Watanabé, canonisée et devenue un classique, est très connue de nom. Par contre, elle est devenue trop difficile pour que puisse lire et apprécier la génération à venir. Témoin, elle est épuisée depuis longtemps même dans son format de poche.

La traduction est une opération linguistique par exellence, dont le destin est de se vieillir avec le temps. A la différence de l’œuvre originale, toutes les traductions littéraires sont en quelque sorte des biens de consommation. Elles ont, si excellentes qu’elles soient, la date limite de consommation. Le Rabelais de Watanabé ne fait pas exception, quoiqu’ il soit honorablement couver t d ’ éloge dithyrambique.

Notre tâche est donc d’initier les jeunes liseurs aux charmes de la classique littéraire, dans une langue fraîche et vivante. Par conséquent, le renouvellement de traduction est, en principe, indispensable et fort désirable. Cette conviction m’a poussé à la deuxième traduction de Rabelais. Etant juché sur les épaules de Watanabe, il ne m’a fallu, à ma surprise, qu’à peu près 10 ans pour l’achever.

Ici, je me bornerai simplement à présenter le concept de mon Cinquième Livre. Michael Screech ne traite, vous le savez bien, que les quatre premiers chroniques dans son grand ouvrage que nous pouvons lire actuellement en japonais, grâce à la belle traduction de

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M. Hirano3). Considérant le Cinquième Livre comme inauthentique, Professeur Screech l’a complètement exclu de ses analyses. Il a déclaré que ce principe était un crime commis par conviction. Il n’a pas pu, cependant, persister dans sa conviction lors de la traduction anglaise de Gargantua and Pantagruel parue en 2006. Il a été obligé de traduire le Cinquième Livre, sans doute malgré lui. La raison commerciale l’a emporté sur la certitude scientifique. Toutefois, il manifeste, me semble-il, une petite résistance dans l’Introduction :

« The Fifth Book is included in this translation, but its various endings leave the reader with a very different savour from that of the end of the Fourth Book. »4)

Moi, je suis tout à fait d’accord avec le seiziémiste pour qui j’ai un profond respect. Au début, j’avais également l’intention d’éliminer le Cinquième Livre de ma nouvelle traduction, comme l’a fait Screech dans son œuvre magistrale. Mais j’ai fini par cédér à la demande de la maison d’édition de même que lui. Or, qu’est-ce que j’ai fait du dernier cycle gigantale, en tant que nouveau traducteur ?

Nous avons trois corpus du Cinquième Livre : l’Isle Sonante (=[IS]), Cinquième Livre de 1564 (=[64]) et le Manuscrit anonyme (=[M]). Chacun établit à partir de ces matériaux textuels, soit une édition composite, soit une édition simplissime de 1564. Le choix de Watanabé est le premier : faire une édition composite de trois textes qui nous sont parvenus. Cette option lui était de suivre la tendance générale de son époque. En effet, Plattard, Boulenger, Jourda et Michel, tous les rabelaisants ont pris la voie royale de l’édition composite, en ce temps-là (Voir L’appendice 1). Mais c’est « une marqueterie mal jointe » (Essais, 3·9), de sorte que l’intrigue amalgamée du Livre est assez compliquée et qu’on a du mal à suivre l’histoire.

A la différence de Watanabé, j’ai pris la voie la plus simple de traduire uniquement l’édition de 1564. J’ai éliminé, en conséquence, les chapitres et les fragments qui manquent au Cinquième Livre de 1564.

Mon objectif ne s’est pas arrêté là : c’était de présenter au public

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japonais la variété de reception rabelaisienne dans les années 1560. Le texte de Rabelais a immédiatement gagné le public, faisant objet de multiples suites : imitations, pastiche. Citons Le Disciple de Pantagruel (1538) de l’auteur anonyme et Le Songe de Pantagruel (1542) de François Habert, à titre d’exemple. Pour ma version du Cinquième Livre, j’ai choisi en fin de compte, deux pièces qui sont apparues dans les années 1560, sous l’influence de Rabelais. Mon Cinquième Livre ferait, avec ces deux pièces annexes, une marqueterie mieux jointe, me disais-je.

La première annexe est une imagerie populaire avec le titre assez long (Voir Fig.1).

· Familiere description du tres vinoporratimalvoisé & tres

envitaillegoulmenté Royaume Panigonnois, mystiquement interpreté l’Isle de Crevepance. (Lyon, Pierre de la Maisonneufve, s.d. [vers 1560 ?])

Le titre nous fait déjà sentir du Rabelais. « Le Royaume Panigonnois » viendrait sans doute du Roy sainct Panigon du Quart Livre(chapitre 10). Cette gravure sur bois avec un poème long de deux centaines de lignes s’inscrit dans la tradition littéraire et picturale du “pays de Cocagne”, dont le sommet artistique de la perfection est incontestablement le tableau de Breugel qui est actuellement à Munich. Notre pièce est une imitation de l’imagerie populaire allemande de 1530, intitulé Das Schlaraffenland (c’est-à-dire le pays de Cocagne), dont le texte est de la main de Hans Sachs. Mais, l’imagerie lyonnaise porte nettement la marque de Rabelais. En plus du titre à la R abelais , nous pouvons trouver dans le texte, le nom de Grandgousier. Je n’entre plus dans les détails, mais cette image volante du divertissement est, à n’en pas douter, «un pays de Cocagne»

en version lyonnaise et rabelaisienne.

Ma deuxième prime pour le cinquième chronique des rois-géants, ce sont les fameux Songes drolatiques de Pantagruel composées de 120 images grotesques à la Bosch et à la Bruegel (Voir Fig.2 et Fig.3). Ces images insolites publiées au nom de Pantagruel, s’inscrivent bel et

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bien dans un goût maniériste de la seconde moitié du seizième siècle.

Il me faudrait ajouter que c’est la première attestation du mot « drolatique ».

Ces deux pièces para-rabelaisiennes sont très peu connues au Japon. Je souhaite que ma marqueterie du Cinquième Livre élargisse l’horizon imaginaire de ceux qui s’intéressent à l’écriture rabelaisienne (Voir L’appendice 2).

La moitié de mes journées de traducteur est consacrée à Montaine, malgré moi. J’ai dit malgré moi. Car, je ne suis pas spécialiste des Essais. L’Edition Misuzu Shobo m’a demandé, il y a plus de 10 ans, de faire une petite sélection des Essais, ce que j’ai accepté un peu à la légère. Cela a décidé de mon sort. J’ai pris comme texte de base celui de l’édition posthume (1595). Parce que je voulais prendre parti pour Marie de Gournay qui avait apporté une grande contribution à la réalisation des Essais posthume, et qui est néanmoins souvent mal vue des montaignistes. Ce petit livre s’est bien vendu, et il se vend encore.

Un an après la parution, l’Edition Hakusuisha, maison de la première traduction intégrale des Essais par Hideo Sekine (1895-1987), m’a demandé une nouvelle traduction intégrale. Je n’ai pas pu refuser cette proposition de renouvellement en raison de l’amitié profonde que j’avais nouée avec la maison depuis ma jeunesse.

Pourtant, les Essais de Montaigne « ne sont pas ma droite balle » (Essais, 2·10). Je voudrais donc « faire boire la moitié de la honte qui en proviendrait »5) à la maison d’édition.

Je viens d’achever le chapitre 17 du Livre II (“De la présomption”), à la fin duquel se trouve le fameux passage où l’auteur des Essais fait l’éloge de sa « fille d’alliance », Marie de Gournay.

En profitant de cette occasion, je vais passer en revue d’une édition à l’autre, d’une traduction à l’autre, le traitement de ce fameux passage qu’on suppose souvent apocryphe forgé par Mlle Marie de Gournay elle-même (Voir L’appendice 5, MG1–MG9).

Commençons par le document MG1. C’est la fin du chapitre de l’Edition posthume des Essais (1595), due à Marie de Gournay.

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Evidemment, le passage élogieux est imprimé dans le texte (c’est moi qui le souligne en mettant entre crochets).

Passons à MG2 : c’est l’Exemplaire de Bordeaux (EB, par abréviation). On ne voit pas le passage en question, ni dans le texte, ni dans les annotations marginales de la main de Montaigne. Il y a quand même, en haut à gauche, un signe de croix (–|) qu’on pourrait considérer comme renvoi au passage en question. Nous passons tout de suite à l’Edition municipale (EM, par abréviation) qui se déclare la transcription la plus fidèle de EB (MG3). Elle intègre le passage dans le corps même du texte quoiqu’il soit absent dans l’exemplaire annoté de Montaigne. Mais, attention ! EM met le passage entre crochets en signe d’absence dans EB. Comme on peut lire dans la note marginale, Fortuna Strowski a supposé que Montaigne avait collé un bout de papier contenant son éloge pour Marie de Gournay. De toute façon, mettre le passage entre crochets, c’est une preuve de prudence scientifique. Je voudrais signaler que dans l’édition qu’a établie le Docteur Armangaud à Paris, dans une concurrence acharnée avec celle de Bordeaux, le passage en question ne trouve pas sa place dans le corps de texte, mais dans les notes comme une simple variante (MG4). Mettre le passage dans le texte, ou le mettre en dehors du texte, chacun a fait son choix.

Nous passons ensuite à la célèbre édition Villey-Saulnier qui est vite devenue l’édition quasi absolue de référence (MG5). Ici, l’éloge de Marie de Gournay s’intègre et se fond complètement dans le corps textuel sans crochets, sans aucune couture. Toutefois, nous savons dans une petite note en bas de page, que les éditeurs ont des soupçons sur l’intervention de la part de Marie de Gournay6).

Passons à deux éditions critiques de 1595, parue respectivement en 2001 et en 2007. Chose curieuse, la Pochothèque (MG6, c’est moi qui met le passage entre crochets) dit dans la note 9, « l’exemplare de Bordeaux n’en porte pas trace. » Qu’est-ce que cela veut dire, cette phrase ? Il y a une trace parfaitement visible et distincte, n’est-ce pas ? Le signe de croix n’es-il pas celui de renvoi au passage en question ? Je voudrais demander sur ce point aux montaignistes qui sont ici.

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Pourtant, la phrase suivante atteste la haute cofiance qu’ont les éditeurs à Marie de Gournay7). La nouvelle édition de la Pléiade, de son côté, dément les soupçons qu’a subis Mlle de Gournay, au point de vue stylistique et en raison de la confiance mutuelle du père et la fille d’alliance8).

Cette fois, nous allons jeter un coup d’œil sur deux traductions anglaises (MG7 et MG8) (Voir L’appendice 3). MG7 serait intéressant pour nous. Il s’agit du commentaire qu’a écrit Miss Grace Norton (1834-1926), qui est, vous le savez, l’auteur de l’indispensable Lexique de la langue des Essais de EM (Tome V,1933). Il est à noter que Miss Norton attribue la suppression du passage en 1635 au caractère même de Marie de Gournay. (Une petite remarque de mon part. D’après la vérification que j’ai faite sur l’édition 1635, la suppression n’est pas totale mais partielle.) De ce retranchement, Miss Norton voulait dire, j’imagine, que Marie de Gournay a ressenti quelque pudeur devant ce chaleureux hommage de son père d’alliance. En tout cas, il me faut lire d’autres ouvrages de Miss Norton sur Montaigne. Ella a publié plusieurs livres sur Montaigne et les Essais, comme Studies in Montaigne (1904), The Influence of Montaigne (1908), etc.

Nous parlons ensuite de la traduction de Michael Screech (MG8). Cet éminent seizièmiste que nous connaissons très bien, ne partage pas, ce me semble, l’opinion de Miss Norton. Il soupçonnerait Marie de Gournay d’avoir rédigé cet éloge comme le montre sa note marginale9). Moi, je ne le croirais pas. Si le passage comblé d’éloges avait été un apocryphe ajouté après coup, ou la famille de Montaigne, ou Pierre de Brach, ami intime de Montaigne qui a veillé les travaux éditoriaux de Gournay, aurait réagi immédiatement après la publication des Essais en 1595.

Nous sommes enfin arrivés à l’examen des traductions japonaises10). Nous avons déjà trois traductions intégrales des Essais (Sekine, Hara et Matsunami) et une traduction partielle de deux tiers par Araki (Voir L’appendice 4). Elles ont unanimement choisi EB comme texte de base, ce qui n’a rien d’étonnant. Cependant, Hara et Matsunami ne disent presque rien de ce passage laudatif qui manque dans EB. Le

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cas de Sekine retient notre attention (MG9). Après l’explication du traitement du Docteur Armaingaud, Sekine dit qu’il y a beaucoup de problèmes sur cet hommage, et qu’il pourrait être apocryphe, mais, il ajoute qu’en raison de son beau style, il l’a inséré dans le texte tout en suivant l’usage de l’édition des Essais. Quant à Araki, l’annotation est presque identique à EM.

Nous avons parcouru brièvement l’itinéraire ou l’histoire du traitement textuel du passage où Montaigne porte sa fille d’alliance aux nues. Tantôt le texte est refusé comme apocryphe, tantôt on fait une entière confiance à la fidélité et à la sincérité de l’éditrice des Essais posthumes. Tantôt le passage est mis entre crochets, tantôt il s’intègre au texte sans couture, comme s’il était déjà présent dans EB.

Autant d’éditions, autant de traitements.

En tant que quatrième ou cinquième traducteur des Essais au Japon, j’ai mis le contrepoids à la balance, en choisissant intentionnellement l’édition de 1595 comme texte de base. Il va sans dire que j’ai intégré le passage en question dans le corps de texte.

Toutefois, je l’ai mis entre crochets afin de mettre un commentaire tel que je viens de vous raconter ici. La variété du traitement est tellement intéressante que j’ai peint « le passage », à l’instar de Montaigne.

Merci.

Notes

1) La traduction intégrale de Miyashita Shiro (1947-) : Gargantua (2005), Pantagruel (2006), Le Tiers Livre (2007), Le Quart Livre (2009), Le Cinquième Livre (2012). [en format de poche, Chikuma-Shobo]

2) La traduction intégrale de Watanabe Kazuo (渡辺一夫, 1901-1975) : Gargantua (1943), Pantagruel (1947), Le Tiers Livre (1949), Le Quart Livre (1964), Le Cinquième Livre (1965). [Hakusuisha//Edition corrigée de poche, Iwanami-Shoten (1973-1975)]

3) Michael A. Screech, Rabelais Warai to Eichi no Renaissance (ラブレー 

笑いと叡智のルネサンス), traduit et annoté par Takafumi Hirano (平野隆文), Hakusuisha, 2009.

4) Gargantua and Pantagruel, Translated and edited by Michael A.

(9)

Screech, Penguin Books, Penguin Classics, 2006, p. xxxvii.

5) cf. Louise Labé, [Epître dédicatoire] A.M.C.D.B.L., in Œuvres, Lyon, 1555.

6) « Cet éloge de Marie de Gournay ne figure pas dans l’exemplaire de Bordeaux, où pourtant la place n’aurait pas manqué pour l’inscrire.

C’est ce qui a fait soupçonner parfois qu’il est de Marie de Gournay elle-même » (p .661)

7) « Les mauvais esprits n’ont donc pas manqué d’en conclure son caractère apocryphe. » (p. 1023)

8) cf. « Il [=la passage en question] ne figure pas dans l’Exemplaire de Bordeaux ; le texte définitif a dû être ajouté sur l’exemplaire qui a servi à établir l’édition posthume. » (p. 1654)

9) « The following passage between asterisks is suspect and may have been added to the posthumous printed editions by Marie de Gournay, the subject of its praise, who edited the Essais. » (p. 751)

10) La réception générale de Montaigne dans notre pays se lit dans l’article suivant. Saito Hironobu (斎藤広信), La réception de Montaigne au Japon, Montaigne Studies, Vol. VII, The University of Chicago, 1995, pp. 213-224.

L’appendice 1 : Chacun fait son Cinquième Livre

Le Cinquième Livre, Lettres et Ecrits divers, éd. de Jean Plattard, Les Belles Lettres, 1948. [Ed. composite = [IS]+[64]+[M]]

Œuvres complètes, éd. de Jacques Boulenger, Gallimard, « La Pléiade », 1953. [Ed. composite = [IS]+[M]]

Œuvres complètes, éd. de Pierre Jourda, Garnier, 1962. [Ed. composite

= [IS]+[64]+[M]]

Le Cinquième Livre, suivi des Œuvres diverses, éd. de Pierre Michel, Le Livre de Poche, 1969. [Ed. composite = [IS]+[64]+[M]]

Œuvres complètes, avec la traduction en français moderne, éd. de Guy Demerson, Seuil, 1973/1995. [64]

Œuvres complètes, éd. de Mireille Huchon, Gallimard, « La Pléiade », 1994. [64]

・ Le Cinquième Livre, éd de Michel Simonin, in Les Cinque Livres, Le Livre de Poche, « La pochothèque », 1994. [Ed. composite = [IS]+[64]]

Le Cinquième Livre, éd. de Françoise Joukovsky, GF-Flammarion, 1995. [64]

(10)

The Complete Works of François Rabelais, translated by Donald M.

Frame, University of California Press, 1991. [64]

Gargantua and Pantagruel, Tranlated and edited by Michael A.

Screech, Penguin Books, Penguin Classics, 2006. [64]

L’appendice 2 : “Le Cinquième Livre”, version Miyashita (2012)

1. Le Cinquiesme et dernier livre... du bon Pantagruel. (s.l., 1564).

[NRB54]=[64]

2. Familiere description du tres vinoporratimalvoisé & tres envitaillegoulmenté Royaume Panigonnois, mystiquement interpreté l’Isle de Crevepance. (Lyon, Pierre de la Maisonneufve, s.d. [vers 1560?]) 3. Les Songes drolatiques de Pantagruel.... (Paris, Richard Breton, 1565) L’appendice 3 : Traductions anglaises/américaines des Essais et leur texte

de base (* = traduction intégrale)

The Essays of Michel de Montaigne, Translated by Georges B. Ives, Harvard University Press, 1925/Heritage Press, 1946. [EB](MG7)

* Michel de Montaigne, The Complete Works, translated by Donald M.

Frame, Everyman’s Library, 2003. [EB]

The Complete Essays, Tranlated and edited by M.A. Screech, Penguin Books, Penguin Classics, 1991.〔≒[EB]. cf. « The Essays are a prime example of the expanding book. The texte translated here is an eclectic one, deriving mainly from the corpus of editions clustering round the impressive Edition municipale of Bordeaux... », p. IXL〕(MG8)

L’appendice 4 : Traductions japonaises des Essais et leur texte de base (* = traduction intégrale)

* Sekine Hideo (関根秀雄, 1895-1987) : 1935, Hakusuisha//la dernière édition revue et corrigée, 1985, Hakusuisha. [EB](MG9)

* Hara Jirô (原二郎, 1919-2000) : 1962, Chikuma Shobo//en format de poche, 1965-1967, Iwanami Shoten. [EB]

* Matsunami Shinzaburô (松浪信三郎, 1913-1989) : 1966-1967, Kawade Shobo. [EB]

* Araki Shotarô (荒木昭太郎, 1930-) : 2002-2003, Chuo Koronsha, Chuko Classics. traduction partielle. [EB]

* Miyashita Shiro (宮下志朗, 1947-) : 2005-, Hakusuisha[1595] (en cours, 5 volumes parus)

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L’appendice 5 : L’éloge diversement traité de Marie de Gournay MG1 : l’Edition posthume (1595) [=1595, par abréviation]

MG2 : l’Exemplaire de Bordeaux [=EB, par abréviation]

MG3 : l’Edition municipale, Tome second (1909) [EB]

MG4 : éd. de Docteur A. Armangaud, Tome IV (1926) [EB]

MG5 : éd. de Villey-Saulnier (1965) [EB]

MG6 : La Pochothèque (2001) [1595]

MG7 : commentaire de Miss Norton (1925) [EB]

MG8 : traduction de Michael Screech (1991) [EB]

MG9 : traduction de Sekine Hideo (1985) [EB]

(12)

Fig. 1

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Fig. 2

(14)

Fig. 3

(15)

L’appendice 5 : MG 1

(16)

L’appendice 5 : MG 2

(17)

L’appendice 5 : MG 3

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L’appendice 5 : MG 4

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L’appendice 5 : MG 5

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L’appendice 5 : MG 6

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L’appendice 5 : MG 7

(22)

L’appendice 5 : MG 8

(23)

L’appendice 5 : MG 9

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参照

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